E. INAUGURATION DE LA MAISON DES ANCIENS COMBATTANTS (11 OCTOBRE 2015)

La Maison du combattant djiboutien 36 ( * ) située au coeur de la ville de Djibouti a bénéficié de travaux de rénovation financés par l'Office national des Anciens combattants et victimes de guerre et l'Institut national du Bleuet de France dans le cadre des célébrations du 70 e anniversaire de la fin de Seconde Guerre mondiale. Le 5 e Régiment interarmes d'outre-mer (RIAOM), garant des traditions du Bataillon Somali, avait déjà effectué des travaux de rénovation du site en 2008.

MM. Pierre-Yves Collombat et Louis Duvernois
pour l'inauguration de la Maison du Combattant djiboutien

Lors de l'inauguration de cette maison rénovée, le Président du groupe d'amitié, M. Louis Duvernois, a remis les insignes de chevalier de la Légion d'Honneur à l'adjudant-chef Houssein Karié Elmi, ancien membre du Bataillon Somali, pour sa participation aux combats durant la fin de la Seconde Guerre mondiale en France.

Cette cérémonie a été l'occasion de rappeler les liens historiques d'amitié qui unissent Djibouti et la France et de faire mémoire des épisodes glorieux, en particulier des combats du Médoc et de la pointe de Graves.

F. ENTRETIEN AVEC LE MINISTRE DE LA JUSTICE, M. ALI FARAH ASSOWEH

La délégation sénatoriale a rencontré M. Ali Farah Assoweh, ministre de la Justice. Cette rencontre a fait l'objet d'un large compte rendu dans le Journal « La Nation ».

Article 2 « la Nation » numéro 210 - lundi 2 octobre 2015

« Le ministre de la Justice et des Affaires pénitentiaires, Garde des Sceaux, a reçu hier l'importante délégation sénatoriale française. Accompagné de l'ambassadeur de France à Djibouti, M. Serge Mucetti et du conseiller de coopération et d'action culturelle et directeur de l'institut français, M. Dominique Richard. Côté djiboutien, M. Ali Mohamed Afkada, inspecteur général des services judiciaires, a participé à l'entretien.

Les discussions entre les deux parties ont notamment porté sur la coopération djibouto-française dans le domaine judiciaire. A cette occasion, le ministre de la justice a évoqué « les liens d'amitié séculaires et intangibles qui unissent la république de Djibouti et la France ». La présence d'une aussi importante délégation parlementaire française, a-t-il dit, traduit parfaitement cette longue amitié. Le ministre a par ailleurs rappelé que la République de Djibouti est un havre de paix dans une région malheureusement tourmentée avec l'actualité récente au Yémen. Cette stabilité est aussi due à la présence militaire française, certes en diminution de ses effectifs », a-t-il précisé.

Le ministre a également évoqué la perte soudaine et tragique du Professeur Philippe Leduc, professeur et doyen de l'université de la Sorbonne et initiateur de la Sorbonne Le Caire, du Qatar et d'un projet à Djibouti, qui a aidé le système judiciaire djiboutien à travers son travail sur le code du commerce. Une des nombreuses manifestations concrètes de l'appui au développement du système judiciaire djiboutien par le professeur Leduc s'est traduite par le don de plusieurs milliers d'ouvrages juridiques touchant toutes les branches du droit à la justice djiboutienne...

Au cours de l'entretien, de nombreux et divers sujets ont été abordés. Le premier d'entre eux a été la « coopération » entre les deux Républiques. En effet, le sénateur M. Louis Duvernois a souligné le caractère fort particulier de la relation entre la France et Djibouti, « une relation bilatérale, un échange, une volonté de vivre sur des projets communs ». Projets de coopération judiciaire évidemment sans laquelle « l'État de droit ne peut survivre en démocratie ». Le chef de la délégation sénatoriale a également précisé que le Parlement français est partie prenante dans cette coopération, fait qui s'est vérifié le 10 octobre, lors de leur rencontre avec le Président de l'Assemblée nationale de Djibouti, au cours de laquelle il a été mis en avant l'appui du Sénat dans l'accompagnement de ces échanges qui doivent s'adapter à l'évolution de chacun des deux pays. Le sens de cette visite, selon M. Louis Duvernois, est l'éclosion d'idées nouvelles de coopération, notamment le développement universitaire, et l'entretien de ces échanges intellectuels bilatéraux. D'autre part, il a également été évoqué la reprise de la coopération dans le domaine économique pour laquelle il faut que les pays puissent se faire confiance ainsi qu'à leurs justices respectives. Le droit étant un outil pour développer l'économie et qu'on ne peut différencier la culture de l'économie, le développement de ces échanges permet de « construire par valeurs ajoutées successives oeuvrant vers un but commun », a souligné M. Louis Duvernois.

Le sénateur du Var, M. Pierre-Yves Collombat, a pour sa part souligné qu'en dehors du protocole, il y a entre Djibouti et la France, « un passé commun qui a donné un patrimoine commun et c'est une force pour construire un avenir ». Il est donc important d'affirmer ce patrimoine pour maintenir les liens exceptionnels qui lient les deux pays », a-t-il dit.

La coopération judiciaire qui avait été « ralentie », en particulier suite à l'affaire Borel, a repris au début de l'année 2015. Elle permet également la reprise de la coopération juridique.

M. Louis Duvernois a rappelé que le droit et une langue commune sont des atouts importants. La coopération parlementaire peut être concernée dans la mesure où la construction d'un État de droit suppose de disposer d'un processus de fabrication des lois efficient. À cet égard, et dans la perspective de l'installation d'entreprises françaises à Djibouti, il entend proposer au groupe d'amitié d'organiser, conjointement avec la commission des Affaires économiques du Sénat, un colloque franco-djiboutien qui portera sur l'économie et la formation professionnelle .


* 36 Construite en 1950, la Maison du combattant djiboutien abrite l'Office national des Anciens combattants et gère 870 personnes, veuves et orphelins. Elle joue également un rôle social de surveillance et d'appui médical et paramédical. Elle soutient les plus démunis et peut accueillir des anciens combattants comme des veufs et des orphelins.

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