III. ÉVOLUTION DIVERGENTE DES CRÉDITS D'INTERVENTION

Interventions publiques


 

Budget voté 2001

Moyens proposés 2002

Evolution

MF

M€

MF

M€

%

1. Assistance et solidarité

 
 
 
 
 
 

. Pensions d'invalidité, allocations

et indemnités diverses (46-20)

16.585,00

2.528,36

16.071,01

2.450,01

- 3,10

. Retraite du combattant (46-21)

3.054,50

465,65

3.508,00

534,80

+ 14,80

. Prestations remboursées par l'Etat (46-24)

1.335,00

203,52

1.290,00

196,66

- 3,40

. Fonds de solidarité pour les anciens

combattants d'Afrique du Nord et

d'Indochine (46-10)

999,00

152,30

600,00

91,47

- 40,00

. Soins médicaux gratuits (46-27)

748,00

114,03

685,02

104,43

- 8,40

. Appareillage des mutilés (46-28)

60,00

9,15

60,00

9,14

0,00

. ONAC - dépenses sociales (46-51)

74,80

11,40

69,80

10,60

- 6,70

. Remboursements diverses compagnies

de transports (46-03)

42,40

6,47

45,00

6,86

+ 6,00

. Subventions, indemnités et pécules (46-04)

21,00

3,20

16,22

2,47

- 23,00

2. Prévoyance

. Mutuelles et majoration des rentes des

anciens combattants mutualistes

583,00

88,88

1.157,00

176,54

+ 98,60

TOTAL INTERVENTIONS

23.497,70

3.582,96

23.502,00

3.582,98

0

Entre 2001 et 2002, les crédits d'intervention connaissent une infime progression de 0,001 %, autant dire qu'ils restent quasiment stables avec une augmentation de 49.167 euros, soit 322.500 francs. Il faut cependant noter, à cet égard, que le titre IV du budget des anciens combattants bénéficie de transferts :

- 73, 18 millions d'euros (480 millions de francs) de crédits relatifs à la majoration légale des rentes mutualistes transférés du budget des charges communes vers le budget des anciens combattants ;

- 12.806 euros (84.000 francs) de crédits transférés du ministère de la défense vers le budget des anciens combattants.

Si bien, qu'à structure constante, le titre IV du budget des anciens combattants connaît une diminution de ses crédits de l'ordre de 2 %. Toutefois il faut rappeler le phénomène mécanique de baisse des dotations en fonction de l'évolution du nombre de pensionnés (- 4 %). De fait, rapportées au nombre des bénéficiaires potentiels, les dotations affectées en 2002 au monde combattant augmentent de 4,1 % en moyenne.

La baisse du nombre des bénéficiaires résulte uniquement de celle du nombre des pensions d'invalidité (ayants-droits et ayants-causes), liée à la démographie naturelle, tandis que le nombre des bénéficiaires potentiels de la retraite du combattant enregistre une hausse sensible et constante depuis 1997 , en raison de l'arrivée à 65 ans de la génération des anciens combattants d'Afrique du Nord et de l'extension progressive, depuis cette date, des conditions d'attribution de la carte du combattant.

L'évolution des dépenses d'intervention pour 2002 traduit clairement l'effet contrasté, d'une part de la diminution naturelle du nombre de bénéficiaires des pensions d'invalidité et de l'aide médicale, et d'autre part, de l'élargissement des conditions d'attribution de la retraite du combattant, auquel il faut ajouter l'amélioration des majorations de rentes.

De fait, en 2002 , la seule diminution du nombre de bénéficiaires potentiels se traduit par une « économie » de l'ordre de 169,3 millions d'euros, soit plus de 1 milliard de francs (101 millions d'euros, soit plus de 660 millions de francs, pour les pensions d'invalidité ; 60,8 millions d'euros, soit près de 400 millions de francs, pour le fonds de solidarité ; 7,3 millions d'euros, soit 48 millions de francs, pour les soins médicaux gratuits) .

S'agissant des crédits d'intervention du budget des anciens combattants, il est possible de dégager deux grands agrégats, l'un relatif à la réparation de l'invalidité et à la retraite du combattant d'une part, l'autre relatif à la mémoire et à la solidarité d'autre part.

A. L'AGRÉGAT RÉPARATION DE L'INVALIDITÉ ET RETRAITE DU COMBATTANT

Réparation de l'invalidité, retraite du combattant

Répartition des coûts

Indicateur de coûts : Dépenses budgétaires (Millions d'euros)

Notes

Composantes de l'agrégat

1999

2000

2001 (P)

2002 (PLF)

 

Pensions militaires d'invalidité

2.688

2.595

2.528

2.450

 

Soins médicaux gratuits et appareillage

Dont soins médicaux gratuits

Dont appareillage

Dont rattachement de fonds de concours

130

119

11

3

117

108

9

3

112

104

8

1

113

104

9

0,4

 

Retraite de combattant

374

410

466

535

 

Total

3.192

3.122

3.106

3.098

 

Dont rattachement de fonds de concours

3

3

2,8

0,4

Au total, l'agrégat « réparation de l'invalidité et retraite du combattant » recouvre des crédits de 3,098 milliards d'euros (20,3 milliards de francs).

Avec 2,98 milliards d'euros (19,6 milliards de francs) inscrits pour 2002, le financement de la dette viagère (pensions d'invalidité et retraite du combattant), reste le poste essentiel du budget des anciens combattants (82,3 % du total).

Au sein de ce poste, la divergence d'évolution entre les postes pensions d'invalidité et retraite du combattant se confirme, avec d'un côté une baisse sensible des crédits nécessaires au financement des pensions d'invalidité (- 3,1 %, soit moins 78,3 millions d'euros, ou près de 514 millions de francs), liée à la diminution du nombre de bénéficiaires, et de l'autre, la forte progression des charges de la retraite des anciens combattants (+ 14,8 %, soit 69 millions d'euros ou 453,5 millions de francs), liée à l'incidence de l'assouplissement des conditions d'attribution de la carte du combattant.

1. Pensions d'invalidité, allocations et indemnités diverses : une diminution significative

Les pensions d'invalidité, allocations et indemnités diverses recouvrent 2,45 milliards d'euros (16 milliards de francs). Ces crédits sont en diminution de 3,1 % par rapport à 2001.

Les pensions militaires d'invalidité sont attribuées aux ayants-droit (invalides) et à leurs ayants-cause (veuves, orphelins et ascendants). Le nombre des pensionnés est structurellement orienté à la baisse en raison de la mortalité naturelle qui affecte cette population. Les pensionnés étaient au nombre de 484.473 au 31 décembre 2000, contre 500.505 au 31 décembre 1999, soit une baisse de 3,2 %.

Pour le budget 2002, la charge des pensions s'élève à 2,45 milliards d'euros, soit un peu plus de 16 milliards de francs, en diminution de 3,1 % par rapport à 2002, soit une « économie » de 78,3 millions d'euros (près de 514 millions de francs).

Cette diminution s'explique pour l'essentiel par celle du nombre des bénéficiaires potentiels (- 101,1 millions d'euros, soit 663,4 millions de francs), à laquelle il convient d'ajouter l'effet d'un ajustement de crédits pour tenir compte de l'évolution des dépenses (- 9,9 millions d'euros, soit près de 65 millions de francs).

Parallèlement, une provision de 16,47 millions d'euros, soit 108 millions de francs, destinée au financement des mesures de revalorisation des pensions d'invalidité et allocations rattachées prévues en 2002, et relative à l'application du rapport constant, fait partie des mesures d'ajustement du budget 2002.

Enfin, le rétablissement de l'unicité de la valeur du point de la pension pour les grands invalides , prévu par l'article 64 du présent projet de loi, nécessite une mesure nouvelle de 2,59 millions d'euros soit 17 millions de francs.

2. Retraite du combattant : une augmentation sensible liée aux mesures nouvelles et aux effets démographiques

Les crédits dévolus à la retraite du combattant pour 2002 s'élèvent à 534,8 millions d'euros, soit 3,5 milliards de francs, en augmentation sensible de 14,8 % par rapport à 2001.

La retraite du combattant, versée aux titulaires de la carte du combattant à 65 ans, ou à 60 ans dans certains cas - notamment aux bénéficiaires d'une pension militaire d'invalidité à partir de 2002 - manifeste la reconnaissance de la Nation.

Les crédits affectés pour 2002 au financement de la retraite du combattant 6( * ) enregistrent une forte progression par rapport à l'année 2001 (+ 14,8 %, soit plus 69 millions d'euros, ou 453,5 millions de francs) en raison en partie d'une mesure nouvelle proposée par l'article 63 du projet de loi de finances : l'attribution de la retraite du combattant à 60 ans aux anciens combattants titulaires d'une pension militaire d'invalidité au titre de faits de guerre. Cette disposition représentera une dépense nouvelle de 12,2 millions d'euros, soit 80 millions de francs pour le budget 2002.

L'accroissement du nombre des parties prenantes, lié notamment à l'assouplissement progressif des conditions d'attribution de la carte, depuis 1997, se traduit, pour sa part, par un besoin de financement supplémentaire de 41,1 millions d'euros, soit près de 270 millions de francs, auxquels il convient d'ajouter 8,7 millions d'euros (57 millions de francs) pour « tenir compte de l'évolution des dépenses » ainsi que 3,6 millions d'euros (23,6 millions de francs) pour tenir compte de l'évolution des rémunérations en 2001 relative à l'application du rapport constant.

Enfin, la provision destinée au financement des mesures de revalorisation de la retraite du combattant prévue en 2002 et nécessaire pour tenir compte de l'application du rapport constant est estimée à 3,5 millions d'euros, soit près de 23 millions de francs.

Le montant annuel de la retraite du combattant est égal à 33 points d'indice de pension militaire d'invalidité, soit 412 euros ou 2.700 francs (valeur au 1 er janvier 2001).

3. Soins médicaux gratuits et frais d'application de la loi du 31 mars 1919 et des lois subséquentes

Ce poste de dépenses s'élève à 104,4 millions d'euros (685 millions de francs) en 2002, en diminution de 8,4 % par rapport à 2001.

La qualité de pensionné, quel que soit le taux d'invalidité à partir de 10 %, permet à son titulaire de bénéficier de la gratuité des soins engagés pour traiter ses affections pensionnées. En 2000, le nombre de pensionnés qui se sont fait soigner au moins une fois dans l'année en métropole était de 113.986 pour un montant moyen de 930 euros (6.100 francs).

La diminution du nombre des bénéficiaires potentiels explique en grande partie la décroissance (- 8,4 %, soit - 9,6 millions d'euros, ou près de 63 millions de francs) des moyens affectés à ce poste pour 2002. L'an dernier, la diminution avait atteint 2,4 % seulement.

Pour 2002, il faut aussi tenir compte de la révision des services votés pour un montant de 2,29 millions d'euros (15 millions de francs) qui correspond à l'abaissement du plafond de remboursement des frais d'hébergement engagés à l'occasion de cures thermales . Votre rapporteur reviendra dans ses observations finales sur cette mesure qui lui semble particulièrement contestable.

4. Appareillage des mutilés

Les crédits inscirts à ce chapitre représentent pour 2002 9,14 millions d'euros, soit 60 millions de francs.

Ce chapitre enregistre une légère diminution (6.941 euros, soit 45.500 francs) justifiée par un ajustement de crédits pour tenir compte des dépenses constatées.

B. L'AGRÉGAT MÉMOIRE ET SOLIDARITÉ, ONAC

Répartition des coûts

Indicateur de coûts : Dépenses budgétaires (Millions d'euros)

Notes

Composantes de l'agrégat

1999

2000

2001 (P)

2002 (PLF)

 

Actions de solidarité

487

438

464

482

 

Dont prise en charge de droits propres

280

278

299

380

 

Dont fonds de solidarité

191

139

152

91

 

Dont action sociale ONAC

16

21

13

11

 

Dont prestations diverses

0,3

0,3

0,4

0,3

 

ONAC

34,9

37,1

37,4

38,7

 

Mémoire

0,3

0,4

2,8

2,2

 

Total

522

476

504

523

1

Dont rattachement de fonds de concours

8

3

1,5

 

Note : 1 - Participation du Fonds social européen versé à l'ONAC pour la rééducation professionnelle

1. Le Fonds de solidarité pour les anciens combattants d'Afrique du Nord et d'Indochine : une diminution sensible

En diminution très importante de 40 % (- 60,8 millions d'euros, soit près de 400 millions de francs) pour 2002, les crédits du chapitre 46-10, fixés à 91,47 millions d'euros (600 millions de francs), traduisent l'incidence de plus en plus marquée de la décroissance du nombre de bénéficiaires actuels 7( * ) .

En 2001, l'extension du Titre de Reconnaissance de la Nation (TRN) aux anciens d'Algérie au-delà du 2 juillet 1962 et aux anciens d'Indochine au-delà du 11 août 1954 avait permis de limiter cet ajustement de crédits.

2. Subvention pour les dépenses sociales de l'ONAC : un geste du gouvernement à l'Assemblée nationale

Dans le projet de budget initialement présenté par le gouvernement, le chapitre 46-51 « ONAC, dépenses sociales » faisait apparaître une diminution des crédits inscrits de 762.000 euros, soit 5 millions de francs, recouvrant la non-reconduction d'une mesure de 2,29 millions d'euros (15 millions de francs) inscrite à titre non renouvelable dans le budget 2001 et une majoration de 1,525 million d'euros (10 millions de francs) de crédits destinés au développement des actions de solidarité en faveur des anciens combattants et de leurs veuves, mise en oeuvre, au niveau départemental, au profit des ressortissants les plus démunis (secours, prêts) : 29.127 ressortissants ont bénéficié de l'action sociale, individuelle ou collective, en 2000. Au total, donc, avant la discussion du budget à l'Assemblée nationale, le montant des crédits inscrits au chapitre 46-51 s'élevait à 10,635 millions d'euros (près de 70 millions de fracns) en diminution de 6,7 % par rapport à 2001.

Lors de la discussion du budget des anciens combattants à l'Assemblée nationale, le gouvernement a fait adopter un amendement visant à majorer les crédits du chapitre 46-51 de 1,52 million d'euros en faveur d'actions prioritaires de solidarité pour les ressortissants de l'ONAC éprouvant des difficultés dans leur vie quotidienne, 0,76 million d'euros étant réservés à des actions spécifiques en faveur des veuves d'anciens combattants.

3. Prestations remboursées par l'Etat au titre de la section comptable « invalides de guerre » du régime général de l'assurance maladie

Les crédits inscrits à ce chapitre s'élèvent pour 2002 à 196,6 millions d'euros, soit 1,29 milliard de francs.

En 2002, les crédits du chapitre 46-24 connaissent une diminution de 6,86 millions d'euros (45 millions de francs), soit une baisse de près de 3,4 %, en raison d'un « ajustement aux besoins compte tenu des dépenses constatées ».

4. Remboursement à diverses compagnies de transports

Les crédits inscrits à ce chapitre pour 2002 s'élèvent à 6,86 millions d'euros, soit 45 millions de francs.

La dotation de ce chapitre, qui permet notamment de financer les avantages tarifaires sur le réseau SNCF pour les pensionnés et la gratuité du voyage pour les pèlerinages sur les sépultures, enregistre une légère augmentation de 6 % ( + 391.748 euros, soit 2,6 millions de francs) en 2002.

5. Subventions, indemnités et pécules : les crédits « anciens combattants » de la mémoire en diminution

Dans le projet de budget pour 2002 initialement présenté par le gouvernement, le chapitre 46-04 « Subventions, indemnités et pécules », qui finance notamment les subventions aux associations 8( * ) , enregistrait une baisse importante de ses crédits de près de 23 % (- 728.429 euros, soit 4,8 millions de francs).

Cette baisse résultait de la non-reconduction de la dotation inscrite au budget de 2001 à titre non renouvelable. Cette non-reconduction concernait non seulement :

- une diminution du montant des subventions versées aux associations et oeuvres diverses (- 115.861 euros, soit 760.000 francs) ;

- mais aussi une sensible diminution des subventions en faveur des actions de mémoire de l'ordre de 22,3 % (- 625.374 euros, soit 4,1 millions de francs) soit un total de 2,175 millions d'euros s'agissant des subventions pour 2002.

En outre, cette diminution n'était que très partiellement compensée par un transfert de crédits 12.806 euros, soit 84.000 francs, du budget de la défense vers celui des anciens combattants, transfert destiné au réajustement de la dotation réservée aux subventions de fonctionnement des associations.

Il faut toutefois noter que depuis la réforme de novembre 1999, les crédits gérés par la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives ont évolué vers une prise en charge plus importante par le budget de la défense, notamment s'agissant des actions en faveur du patrimoine, de commémorations ou des manifestations culturelles, le budget des anciens combattants poursuivant son soutien financier aux actions de mémoire initiées par les collectivités territoriales et les associations.

Au total, compte tenu des dotations figurant également au budget de la défense, et avant modifications apportées à l'Assemblée nationale, près de 11,74 millions d'euros (77 millions de francs) devaient être consacrés en 2002 aux actions de mémoire, auxquels il fallait aussi ajouter les annuités de contrat de plan Etat / régions qui se traduisent, sur leur période, par un engagement financier de 6,86 millions d'euros (45 millions de francs) ainsi que 9,15 millions d'euros (60 millions de francs) pour les fondations de mémoire.

Lors de la discussion du budget des anciens combattants à l'Assemblée nationale, le gouvernement a fait adopté un amendement visant à majorer les crédits du chapitre 46-04 de 47.100 euros qui se répartissent sur l'article 10 « Associations et oeuvres diverses » à hauteur de 35.000 euros et sur l'article 20 « Subventions en faveur des actions de mémoire » à hauteur de 12.100 euros.

Quoiqu'il en soit, les crédits de la mémoire consacrés au monde combattant pâtissent d'un réel manque de lisibilité budgétaire.

Répartition des crédits « Mémoire »

(en €)

 

Prévisions 2001

Prévisions 2002

 

Section 70

Section 04

TOTAL

Section 70

Section 04

TOTAL

Cérémonies et commémorations

564.062

 

564.062

678.398

 

678.398

Information historique pédagogique

1.082.388

2.571.814

3.654.202

1.798.898

1.981.837

3.780.735

Manifestations et actions culturelles

884.204

228.674

1.112.878

939.086

193.277

1.132.363

Valorisation touristiques des lieux de mémoire

Remise en état des sépultures de guerre et lieux de mémoire, Struthof et AFN (CP)

3.353.878

 

3.353.878

4.878.369

 

4.878.369

Entretien des sépultures de guerre

1.250.082

 

1.250.082

1.265.327

 

1.265.327

TOTAL

7.134.614

2.800.488

9.935.102

9.560.078

2.175.114

11.735.192

Section 70 : budget de la défense

Section 04 : budget des anciens combattants

Evolution du chapitre 46-04

Non reconduction de la dotation inscrite au budget 2001 à titre non renouvelable : 741.235 euros :


- 115.861 euros

pour les associations et oeuvres diverses

- 625.374 euros

pour les subventions en faveur des actions de mémoire.

Transfert de crédits en provenance de la Défense : + 12.806 euros

+ 12.806 euros

Réajustement de la dotation réservé aux subventions de fonctionnement des associations

6. Mutuelles et majorations des rentes des anciens combattants mutualistes

Ce chapitre bénéficie d'une très importante majoration de crédits : + 98,6 %, soit plus 87,6 millions d'euros, ou 575 millions de francs et s'élève pour 2002 à 176,54 millions d'euros, soit 1,16 milliard de francs.

Cette majoration correspond à :

- l'ajustement nécessaire des crédits compte tenu de l'augmentation du nombre de bénéficiaires (+ 11,7 millions d'euros, soit près de 77 millions de francs) ainsi que de la revalorisation du plafond majorable (indexation sur le point de pension militaire d'invalidité : + 457.238 euros, soit 3 millions de francs) ;

- une mesure nouvelle attendue proposée par l'article 61 du projet de loi de finances : le relèvement de 110 à 115 points d'indice de pension militaire d'invalidité du plafond majorable de la rente mutualiste du combattant (mesure évaluée à 2,29 millions d'euros, soit 15 millions de francs) ;

- enfin, le transfert, du budget des charges communes vers celui des anciens combattants, des crédits concernant la majoration légale des rentes mutualistes des anciens combattants : + 73,18 millions d'euros, ou 480 millions de francs.

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