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Participation de l'État au financement des équipements de transport du quotidien dans les Hauts-de-Seine

15e législature

Question écrite n° 07693 de Mme Christine Lavarde (Hauts-de-Seine - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 15/11/2018 - page 5785

Mme Christine Lavarde attire l'attention de Mme la ministre, auprès du ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports sur le retard de l'État dans la mise en œuvre du contrat de plan État-région signé avec la région Île-de-France. Ainsi, plus de 50 M€ ont manqué en 2017. Pour ne pas retarder les opérations prêtes à être lancées, dans un contexte où les investissements en matière de transport dans la région-capitale sont criants, la région a compensé cette absence de l'État. En 2018, ce sont les régions Île-de-France et Grand Est ainsi que le département de Seine-et-Marne qui ont pallié la démobilisation de l'État à hauteur de 40 M€ pour l'électrification de la ligne Paris-Provins-Troyes. L'année 2019 s'inscrit dans la lignée des exercices précédents : les crédits inscrits dans le projet n° 1255 (Assemblée nationale, XVe législature) de loi de finances pour 2019 sont inférieurs de 90 M€ aux engagements pris antérieurement par l'État. De lourdes incertitudes pèsent sur plusieurs opérations de transport dans les Hauts-de-Seine : prolongement d'Eole ; amélioration de la régularité des RER A, B et C et des lignes J et L des transiliens ; amélioration des transiliens N et U ; prolongement du tramway T1 entre Asnières et Colombes ; création du tramway T10 entre Antony et Clamart. Ce désengagement est incompréhensible alors que le Gouvernement augmente massivement la fiscalité sur les produits énergétiques pour financer la transition écologique. Ces projets sont structurants pour l'avenir. Ainsi la prolongation du tramway T1 doit permettre de désenclaver les quartiers nord de la ville de Colombes, dont le quartier des Fossés-Jean qui bénéficie d'un programme de rénovation urbaine et des dispositifs de soutien aux quartiers prioritaires en matière de sécurité urbaine, d'éducation et de la politique de la ville. La transformation des friches industrielles des ex-usines Thalès s'articule autour de cette future infrastructure. Cette extension doit également rendre accessible, grâce à une interconnexion avec le tramway T2, la ligne 13 du métro et le transilien, le stade Yves du Manoir qui accueillera les épreuves de hockey-sur-gazon des jeux olympiques de 2024. Elle lui demande de rassurer les élus des Hauts-de-Seine quant à la persistance de l'engagement de l'État aux côtés de la région et du département dans le financement des infrastructures de transport du quotidien.



En attente de réponse du Ministère auprès du ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des transports.