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Remise du Prix Claude Erignac
Jeudi 8 février 2018



Chère Madame Erignac,
Messieurs les Préfets,
Mesdames et Messieurs les députés,
Mesdames et Messieurs les sénateurs,
Mesdames et Messieurs,

C’est un grand honneur pour moi de vous accueillir dans les salons de la Présidence du Sénat, à l’occasion de la remise du prix de l’association Claude Erignac.

Ce soir, j’aurais souhaité me taire mais je voudrais tout simplement que résonnent encore les mots que vous avez prononcés, Madame, il y a deux jours, à Ajaccio.

« A travers Claude Erignac, c’est la République que l’on a voulu abattre, le République n’oubliera jamais ce qui s’est passé il y a 20 ans, la page n’est pas tournée, comment pourrait-elle l’être d’ailleurs alors qu’elle est tachée de sang, je pense ici à une citation inscrite sur le Mémorial juif de Nancy : oublier un crime est un crime, aujourd’hui nous n’oublions pas, aujourd’hui la République se souvient et n’oublie pas, j’espère que la République ne faiblira jamais en Corse. Claude Erignac aimait profondément la vie, il avait un grand sens de l’État, il exerçait avec conviction et passion sa fonction de Préfet. »

Qu’ajouter de plus à vos mots, sinon ceux du Président de la République :

« Ce qui s'est passé le 6 février 1998 ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s'explique pas, ce fut un assassinat, un attentat, on a tué un homme parce qu'il était un serviteur de la République, on a arraché un époux et un père à une femme et à deux enfants, deux infamies qui à jamais déshonorent leurs auteurs. »

En Corse, Claude Erignac était la République !

Vous avez souhaité, Madame, avec vos enfants, Christophine et Charles-Antoine, nombre de ses amis, de ses collaborateurs, perpétuer et faire connaître les valeurs et les convictions qui étaient les siennes au sein d’une association créée en 2000, très simplement baptisée Association Claude Erignac qui n’a qu’un but, servir la République.

Servir la République, faire en sorte que notre pays sache faire face à toutes les situations de crise, c’est bien le but poursuivi par le lauréat de ce prix, au travers de son projet qui vise à améliorer les exercices de simulation de crise.

Le pôle simulations de Sciences Po Défense & Stratégie, qu’il dirige, anime des exercices de crise à destination des étudiants de Sciences Po. La gestion et la communication de crise sont essentielles car elles permettent de faire connaitre l’action des services publics de secours. Ce sera aussi l’objet d’un logiciel de simulations qui sera mis à la disposition des institutions publiques pour leur propre entrainement à la gestion de crise.

Avant de laisser la parole à Monsieur le Préfet Michel Cadot, à Frédéric Mion, Directeur de Sciences Po, je voudrais aussi saluer le dévouement de toutes celles et tous ceux qui s’investissent et qui agissent souvent dans l’ombre depuis bientôt 17 ans au sein de cette association.

C’est à eux que je souhaite rendre hommage et adresser aujourd’hui toute ma gratitude. Je tenais aussi à rendre hommage à l’engagement de Madame Erignac qui va remettre ce prix dans un instant.

Je voudrais saluer, Madame, votre courage et votre abnégation, depuis vingt ans, ce courage que vous avez eu d’être à Ajaccio, il y a deux jours, vous êtes présente à chaque rendez-vous honorant la mémoire de votre mari et par votre présence, c’est vous qui incarnez cet idéal Républicain, c’est vous qui êtes notre fierté.