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L'école d'horticulture propose deux modules de formation

Les inscriptions aux cours de l'École d'horticulture du Luxembourg sont ouvertes pour la session 2017/2018

 

Le jardin d'agrément

Le jardin fruitier

 

Une composition estivale enflammée est présentée cette année dans les grands parterres du Sénat.

Le rouge, qui dominera autour du grand bassin, peut être difficile à associer car il peut apparaitre trop sombre. Pour éviter cet effet, il faut le mettre en valeur par l’apport léger de violet avec des fleurs de pétunias par exemple. Une touche de pourpre permet de mettre en valeur certaines fleurs rouges. L’usage de graminées souples tels les pennisetums, donne du mouvement à la composition et permet d’obtenir de belles tonalités automnales. Les motifs hauts sont composés de plusieurs plantes avec notamment de grands ricins qui peuvent dépasser les 2 mètres de hauteur et des dahlias à feuillage pourpre et à fleurs rouge vif. 24 espèces et variétés différentes sont présentées dans cette composition qui nécessite plus de 20 000 plantes.

Plantés au début du mois de mai, les massifs seront décoratifs jusqu’en octobre.

Deux palmiers de 9 mètres de haut et de 3,5 tonnes quittent le Jardin du Luxembourg pour la ville de Sète

Le Jardin du Luxembourg dispose d’une orangerie dans laquelle elle conserve durant l’hiver quelque 180 arbres en caisses qui l’été ornent les parterres autour du grand bassin. Certains antiques orangers sont ainsi les pensionnaires du jardin depuis plus de 200 ans. Quant aux palmiers, plus fraichement arrivés, ils ne sont souvent que de passage.

En effet, s’il est possible de tailler agrumes, grenadiers et lauriers roses afin de les maintenir quasi indéfiniment dans des volumes limités, tel n’est pas le cas avec les palmiers.

Ainsi les palmiers sont-ils condamnés à grandir en hauteur chaque année, de quelques centimètres à plusieurs dizaines de centimètre selon les espèces. Aujourd’hui 2 d’entre eux ont atteints, avec leur caisse, la taille de 9 m, soit la hauteur du plafond de l’Orangerie du Jardin du Luxembourg. Tous deux sont des palmiers de Californie, ou palmiers à jupon (Washingtonia filifera).

Il fallait donc trouver une solution pour leur assurer un avenir durable. Les Questeurs du Sénat ont souhaité faire don de ces 2 palmiers à une structure publique en mesure d’assurer leur pérennité. Mais aucune ne possède une orangerie d’une hauteur suffisante, d’autant que ces palmiers sont susceptibles d’atteindre 20 mètres.

Leur choix s’est donc porté sur la ville de Sète, qui développe depuis des années une politique volontariste de fleurissement et de végétalisation de l’espace urbain.

Les 2 voyageurs seront plantés en pleine terre, ce qui leur permettra de poursuivre leur croissance pendant encore de nombreuses années. Ils seront plantés, face à la plage de la Corniche, si chère à Georges Brassens, au carrefour du chemin des quilles et de la corniche de Neubourg, en un square dont la future dénomination rendra hommage au Sénat.

Le communiqué de presse

 

Le jardin du Luxembourg, un jardin 100 % Bio

Le Jardin du Luxembourg est depuis longtemps attentif à limiter voire à supprimer les produits phytosanitaires. Depuis les années 1990, la lutte biologique est pratiquée dans ses serres. Quant aux désherbants chimiques, ils sont bannis depuis les années 2000.

Aujourd’hui, seuls des produits de bio contrôle, ou ceux agréés en agriculture biologique sont encore utilisés, dans le strict respect de la loi « Labbé ». Les traitements systématiques ont été bannis. Par exemple, le traitement des massifs arbustifs au soufre pour lutter contre l’oïdium, habituellement réalisé à la sortie de l’hiver et pourtant agrée AB, a été suspendu cette année. Les seuls traitements qui subsistent sont ciblés et ne concernent que les végétaux qui forment le patrimoine végétal identitaire du jardin.  

À ce titre, le Jardin lutte contre la pyrale qui menace ses buis. Les chenilles de ce petit papillon sont en effet extrêmement voraces et provoquent depuis quelques années des ravages notamment dans les jardins historiques. Des pièges à phéromones disséminés dans les massifs arbustes attirent les adultes. Quant aux chenilles, elles sont détruites grâce à une bactérie, Bacillus thuringiensis kurstaki, épandue au printemps.

Le verger qui abrite une collection nationale de variétés anciennes de pommes et poires, fait aussi l’objet de soins attentifs et ciblés. De pièges à phéromones permettent de réguler les carpocapses (papillons dont les larves creusent des galeries dans les fruits). Quant à la lutte contre les champignons pathogènes, elle se fait à l’aide de bicarbonate de potassium, d’argile ou de souffre. Enfin, lorsque les attaques d’insectes ravageurs sont si fortes qu’elles ne peuvent être régulées de manière douce, les traitements insecticides, agréés AB, ne portent que sur les plantes les plus touchées.

Cette pratique 100% bio, s’appuie évidement sur les gestes des jardiniers. Ceux-ci sont passés maitres dans l’art du nettoyage manuel de plantes, par exemple avec des cotons imbibés d’alcool ou la suppression de rameaux les plus touchés. Ils pratiquent également les protections passives, comme l’ensachage des fruits afin d’éviter les « fruits véreux » (carpocapses, hoplocampes, etc.).

De manière générale, « l’huile de coude » est de rigueur, comme pour les gazons de prestige situés dans l’axe monumental du Jardin (Palais-Observatoire), désherbés à la main.

Mais tous ces efforts ne sont pas toujours suffisants. Ainsi, il y a cinq ans a-t-il fallu faire son deuil de beaucoup des troènes du jardin. Aujourd’hui, ce sont les broderies de buis qui font face à une nouvelle maladie (Cylindrocladium et Volutella) pour laquelle il n’existe pas de solution biologique efficace. Alors, en l’absence de traitement, le jardin a entrepris de remplacer ces variétés traditionnelles par des variétés tolérantes, voire par des espèces de substitution tel le Fusain nain (Evnonymus microphyllus pulchellus), entamant une évolution discrète mais réelle de la gamme végétale du jardin.

 

Sécurité des promeneurs et développement durable : le Sénat dessine le Jardin du Luxembourg du XXIIe siècle


En savoir plus

 

Les maladies du marronnier

La mineuse du marronnier

Ameraria ohridella est un papillon originaire des Balkans. Inconnu de la science avant les années 1980 cet insecte est, pour des raisons inconnues, devenu un ravageur qui infeste aujourd’hui des millions de marronniers en Europe.

Sa chenille creuse de nombreuses galeries dans les feuilles, provoquant le dessèchement prématurément du houppier. Ce phénomène de défeuillaison anticipée épuise peu à peu l’arbre.

On suspecte également cet insecte de participer à la propagation d’une nouvelle maladie, le chancre bactérien du marronnier apparue peu après son arrivée.

 

 

Le chancre bactérien du marronnier

Pseudomonas syringae est une maladie émergente qui décime les marronniers dans le centre de l’Europe de l’Ouest. Elle a pris un caractère d’épidémie dans les années 2005- 2006.

Les symptômes sont nombreux : débourrement perturbé voire annulé, dessèchement plus ou moins généralisé, retard ou arrêt de la croissance, fissures, nécroses de l’écorce, écoulements foncés, fissurations du tronc et des branches, décollement de l'écorce

L’état de faiblesse de l’arbre permet alors à divers champignons opportunistes ou insectes saproxylophages de coloniser le bois malade ou mort. Certains individus semblent vivre avec cette maladies de nombreuses années, tandis que d’autres meurent rapidement d’épuisement.

 

 

 

  En savoir plus : le jardin rénove ses arbres

Perruches © Viq111 FlickrDes perruches au Jardin du Luxembourg

Comme dans d’autres parcs et jardins de la Capitale, les perruches à collier se sont installées durablement au Jardin du Luxembourg. Elles sont faciles à repérer en hiver avec leur belle couleur verte et leur cri caractéristique.

Les perruches à collier aménagent leur nid dans les cavités des troncs de platane. À proximité du Sénat, les habitués du « Luco », les joggeurs, les amateurs de marche nordique et les promeneurs marquent une pause lorsque les perruches se manifestent. Relativement discrète dans les arbres, la perruche se déplace en bande dans les airs. 

Les spécialistes pensent que l’arrivée de cette perruche en France date de 1974. Des oiseaux se seraient échappés d’un conteneur sur la zone aéroportuaire d’Orly. Puis d'autres dans les années 1990, à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. . En Ile-de-France, la population des perruches à collier a triplé en cinq ans. En 2009, elles étaient 1.500 environ, aujourd'hui elles seraient 5.000.

L'espèce est souvent considérée comme invasive. On constate une concurrence féroce, avec d'autres espèces pour la possession des cavités dans les arbres. Sont particulièrement concernées des espèces comme la Sittelle torchepot, l'Étourneau sansonnet, le Pigeon colombin...



 Découvrez la nouvelle exposition virtuelle sur l'histoire du Jardin du Luxembourg réalisée à la double occasion des Journées du Patrimoine et des 400 ans du Palais du Luxembourg, et en partenariat avec  l’Institut Culturel de Google.



Si vous souhaitez exposer vos œuvres dans l'un des lieux du jardin du Luxembourg prévus à cet effet (grilles, Orangerie, Pavillon Davioud), nous vous remercions de bien vouloir envoyer votre candidature par courriel

Pour en savoir plus sur les expositions dans le Jardin du Luxembourg

 

Le kiosque à musique : concerts, fanfares et programmation musicale


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Le programme des concerts pour le mois de juillet 2017

 

 


Le saviez-vous ?

Ophrys apiferaOutre sa collection d’orchidées de renommée mondiale, le jardin du Luxembourg abrite 3 espèces d’orchidées sauvages au beau milieu de ses pelouses.

Il s’agit de :

- Anacamptis pyramidalis, à proximité d’un Gingko biloba côté Bd Saint Michel.
- Ophrys apifera, au pied d’une bordure de buis non loin de l’entrée Odéon.
- Epipactis helleborine dans le jardin de la Présidence.


Ces 3 orchidées sauvages font partie des 14 espèces recensées dans Paris intra-muros à ce jour. Les méthodes d’entretien écologique développées depuis plusieurs années ont permis le retour de ces plantes qui avaient disparus du jardin.

 

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