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Le patrimoine botanique du jardin du Luxembourg

Du verger aux orchidées, des arbres remarquables au rucher, découvrez la diversité botanique du jardin du Luxembourg.

Au hasard d'une promenade dans le jardin du Luxembourg, vous pourrez aller à la découverte de son jardin fruitier, des serres et de la collection d'orchidées et en savoir plus sur la conservation des jardins.

 

Certaines allées sont plantées d'arbres remarquables, véritables témoins de l'histoire du jardin.

Le rucher-école du Luxembourg perpétue la tradition peu commune d'un rucher en plein centre de Paris.

L'école d'horticulture du Jardin du Luxembourg permet à toutes et à tous de bénéficier du savoir faire du personnel de la Conservation des Jardins du Luxembourg

 


 

 

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Le saviez-vous ?

Ophrys apiferaOutre sa collection d’orchidées de renommée mondiale, le jardin du Luxembourg abrite 3 espèces d’orchidées sauvages au beau milieu de ses pelouses.

Il s’agit de :

- Anacamptis pyramidalis, à proximité d’un Gingko biloba côté Bd Saint Michel.
- Ophrys apifera, au pied d’une bordure de buis non loin de l’entrée Odéon.
- Epipactis helleborine dans le jardin de la Présidence.


Ces 3 orchidées sauvages font partie des 14 espèces recensées dans Paris intra-muros à ce jour. Les méthodes d’entretien écologique développées depuis plusieurs années ont permis le retour de ces plantes qui avaient disparus du jardin.

 

Le jardin du Luxembourg, un jardin 100 % Bio

Le Jardin du Luxembourg est depuis longtemps attentif à limiter voire à supprimer les produits phytosanitaires. Depuis les années 1990, la lutte biologique est pratiquée dans ses serres. Quant aux désherbants chimiques, ils sont bannis depuis les années 2000.

Aujourd’hui, seuls des produits de bio contrôle, ou ceux agréés en agriculture biologique sont encore utilisés, dans le strict respect de la loi « Labbé ». Les traitements systématiques ont été bannis. Par exemple, le traitement des massifs arbustifs au soufre pour lutter contre l’oïdium, habituellement réalisé à la sortie de l’hiver et pourtant agrée AB, a été suspendu cette année. Les seuls traitements qui subsistent sont ciblés et ne concernent que les végétaux qui forment le patrimoine végétal identitaire du jardin.  

À ce titre, le Jardin lutte contre la pyrale qui menace ses buis. Les chenilles de ce petit papillon sont en effet extrêmement voraces et provoquent depuis quelques années des ravages notamment dans les jardins historiques. Des pièges à phéromones disséminés dans les massifs arbustes attirent les adultes. Quant aux chenilles, elles sont détruites grâce à une bactérie, Bacillus thuringiensis kurstaki, épandue au printemps.

Le verger qui abrite une collection nationale de variétés anciennes de pommes et poires, fait aussi l’objet de soins attentifs et ciblés. De pièges à phéromones permettent de réguler les carpocapses (papillons dont les larves creusent des galeries dans les fruits). Quant à la lutte contre les champignons pathogènes, elle se fait à l’aide de bicarbonate de potassium, d’argile ou de souffre. Enfin, lorsque les attaques d’insectes ravageurs sont si fortes qu’elles ne peuvent être régulées de manière douce, les traitements insecticides, agréés AB, ne portent que sur les plantes les plus touchées.

Cette pratique 100% bio, s’appuie évidement sur les gestes des jardiniers. Ceux-ci sont passés maitres dans l’art du nettoyage manuel de plantes, par exemple avec des cotons imbibés d’alcool ou la suppression de rameaux les plus touchés. Ils pratiquent également les protections passives, comme l’ensachage des fruits afin d’éviter les « fruits véreux » (carpocapses, hoplocampes, etc.).

De manière générale, « l’huile de coude » est de rigueur, comme pour les gazons de prestige situés dans l’axe monumental du Jardin (Palais-Observatoire), désherbés à la main.

Mais tous ces efforts ne sont pas toujours suffisants. Ainsi, il y a cinq ans a-t-il fallu faire son deuil de beaucoup des troènes du jardin. Aujourd’hui, ce sont les broderies de buis qui font face à une nouvelle maladie (Cylindrocladium et Volutella) pour laquelle il n’existe pas de solution biologique efficace. Alors, en l’absence de traitement, le jardin a entrepris de remplacer ces variétés traditionnelles par des variétés tolérantes, voire par des espèces de substitution tel le Fusain nain (Evnonymus microphyllus pulchellus), entamant une évolution discrète mais réelle de la gamme végétale du jardin.

 

Sécurité des promeneurs et développement durable : le Sénat dessine le Jardin du Luxembourg du XXIIe siècle


En savoir plus

 

Les maladies du marronnier

La mineuse du marronnier

Ameraria ohridella est un papillon originaire des Balkans. Inconnu de la science avant les années 1980 cet insecte est, pour des raisons inconnues, devenu un ravageur qui infeste aujourd’hui des millions de marronniers en Europe.

Sa chenille creuse de nombreuses galeries dans les feuilles, provoquant le dessèchement prématurément du houppier. Ce phénomène de défeuillaison anticipée épuise peu à peu l’arbre.

On suspecte également cet insecte de participer à la propagation d’une nouvelle maladie, le chancre bactérien du marronnier apparue peu après son arrivée.

 

 

Le chancre bactérien du marronnier

Pseudomonas syringae est une maladie émergente qui décime les marronniers dans le centre de l’Europe de l’Ouest. Elle a pris un caractère d’épidémie dans les années 2005- 2006.

Les symptômes sont nombreux : débourrement perturbé voire annulé, dessèchement plus ou moins généralisé, retard ou arrêt de la croissance, fissures, nécroses de l’écorce, écoulements foncés, fissurations du tronc et des branches, décollement de l'écorce

L’état de faiblesse de l’arbre permet alors à divers champignons opportunistes ou insectes saproxylophages de coloniser le bois malade ou mort. Certains individus semblent vivre avec cette maladies de nombreuses années, tandis que d’autres meurent rapidement d’épuisement.

 

 

 

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