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Sécurité des promeneurs et développement durable : le Sénat dessine le Jardin du Luxembourg du XXIIe siècle



Ces derniers jours, des informations alarmistes ont pu fait croire que le jardin du Luxembourg, géré et entretenu par le Sénat, allait subir des abattages radicaux d’arbres dans les cinq ans qui viennent, allant même parfois jusqu’à annoncer la disparation des marronniers du jardin du Luxembourg d’ici 2021.


1°) Un souci constant : la sécurité des usagers


Le jardin du Luxembourg fait face à un vieillissement important de son patrimoine arboré, plus d’un tiers des arbres étant plus que centenaires. Par ailleurs, la majorité de ces vieux arbres sont des marronniers. Or ceux-ci connaissent de nouvelles maladies, telles la mineuse du marronnier ou le chancre bactérien, qui les fragilisent encore un peu plus. La combinaison de ces 2 facteurs défavorables, âge et maladies, entraine le développement de bois mort, de champignons lignivores, de cavités, ou encore la fragilisation de l’ancrage racinaire provoquant chaque année des ruptures soudaines de branches ou de tronc. Fort heureusement, aucun accident grave n’a été déploré jusqu’à aujourd’hui grâce notamment à la vigilance des personnels du Sénat. Mais le risque ne fait qu’augmenter avec la dégradation de l’état sanitaire de ces arbres. Aussi était-il urgent de mettre en place une politique d’abattage et de replantation qui permette de préserver au maximum la sécurité des millions de promeneurs qui fréquentent ce lieu.


2°) Une priorité : transmettre aux générations futures un jardin pérenne et gardant tous ses attraits


Le Sénat replante intégralement les zones rénovées afin que le Jardin du Luxembourg demeure ce « poumon vert » en plein cœur de la Capitale, si apprécié des promeneurs.

Ainsi, cette nécessaire politique d’abattage a été réfléchie de manière à limiter son impact paysager immédiat : les quelque 600 abattages ont été étalés sur 10 ans. En 2017, 410 arbres auront été abattus pour 483 replantés. Le programme prévoit encore 220 abattages pour 244 replantations entre 2018 et 2021. Ce programme a été élaboré afin d’assurer une pérennité maximum des nouveaux arbres. Les techniques de plantation, mais aussi le choix des essences ont été particulièrement travaillés avec cet objectif prioritaire. Le choix de remplacer les marronniers par diverses essences d’arbres reconnues pour leur capacité d’adaptation et leur moindre sensibilité aux maladies aidera en particulier à assurer une certaine sécurité sanitaire à l’avenir.  

Concernant les marronniers, il devrait rester environ 800 marronniers, soit plus de la moitié d’entre eux, lorsque le programme de rénovation s’achèvera en 2021. L’avenir nous dira comment ceux-ci feront face aux maladies qui les menacent.