État civil :
Né le 8 août 1820
Décédé le 21 mai 1902
Profession :
Avocat
Département :
Indre-et-Loire
IIIème République

Ancien sénateur de la IIIe République

Elu le 5 janvier 1888
Elu le 3 janvier 1897
Fin de mandat le 21 mai 1902 ( Décédé )

avant 1889  (Extrait du «Robert et Cougny»)
1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)

avant 1889

NIOCHE (PIERRE-HERCULE-ARISTIDE), représentant en 1872, sénateur, né à Loches (Indre-et-Loire) le 8 août 1820, petit-fils du précédent, étudia le droit et fut reçu avocat. Inscrit au barreau de Loches, il se mêla au mouvement libéral sous le règne de Louis-Philippe, fut candidat malheureux aux élections du 23 avril 1848 pour l'Assemblée constituante dans l'Indre-et-Loire, reprit sa place au barreau de Loches, fut nommé sous-préfet de cette ville après le 4 septembre 1870, donna sa démission en février 1871, et se présenta, comme candidat républicain, le 21 octobre 1872, pour remplacer à l'Assemblée nationale M. de Bridieu décédé. Il fut élu représentant d'Indre-et-Loire par 31 151 voix (61 000 votants, 95 821 inscrits), contre 29 539 à M. Paul Schneider, conservateur, siégea à gauche, et vota contre la chute de Thiers au 24 mai, contre le septennat, contre l'état de siège, contre la loi des maires, contre le ministère de Broglie, pour les amendements Wallon et Pascal Duprat et pour l'ensemble des lois constitutionnelles. II ne se représenta pas aux élections du 20 février 1876, et, le 5 janvier 1888, fut élu sénateur par le département d'Indre-et-Loire, au renouvellement triennal, avec 428 voix sur 652 votants, en remplacement de M. Fournier qui ne s'était pas représenté. M. Nioche a pris place à gauche, a soutenu la politique des ministères républicains, et s'est prononcé, en dernier lieu, pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1891), pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, pour la procédure à suivre contre le général Boulanger.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

1889-1940

NIOCHE (PIERRE, HERCULE, Aristide), né le 8 août 1820 à Loches (Indre-et-Loire), mort le 21 mai 1902 à Bossaysur-Claise (Indre-et-Loire).

Représentant à l'Assemblée nationale de 1872 à 1876.

Sénateur d'Indre-et-Loire de 1882 à 1902.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 496.)

Au Sénat, Aristide Nioche s'est inscrit au groupe de la gauche républicaine. S'il n'intervient pas fréquemment à la tribune, il défend avec conscience les intérêts de ses électeurs en déposant de multiples pétitions. A titre d'exemple, on le voit, en 1893, déposer 39 pétitions du syndicat agricole et viticole de son département, 24 pétitions d'un grand nombre d'habitants de communes d'Indre-et-Loire, 3 pétitions de la chambre syndicale des coupeurs en chaussures de Tours, etc... Cette même année, tout en travaillant au sein des commissions permanentes, il est appelé à la présidence de deux commissions spéciales, l'une pour l'examen du projet de loi relatif à la vente des objets abandonnés ou laissés en gage aux aubergistes ou hôteliers, l'autre pour l'examen du projet de loi ayant pour objet d'étendre aux voyageurs à la commission et aux représentants de commerce le bénéfice de l'article 549 du code de commerce applicable au commis en cas de faillite du patron.

Au début de 1896 revient devant le Sénat le projet de loi sur les sociétés coopératives. Aristide Nioche intervient avec fougue contre l'article 34 qui accorde aux sociétés coopératives de consommation des privilèges fiscaux. Il dépose un amendement tendant à soumettre celles-ci aux mêmes impôts et droits fiscaux que les sociétés commerciales. Mêlant habilement les revendications propres au petit commerce et les manifestes de certaines coopératives qui parlent de « collectivisme », il emporte l'adhésion du Sénat qui vote l'amendement. Le rapporteur, Lourtiès, donne sa démission. En 1896 également, Nioche intervient pour soutenir la ville de Tours qui demande l'autorisation de contracter un emprunt.

Au renouvellement sénatorial de 1897, Nioche est réélu au premier tour avec 381 voix sur 654 votants. Sa dernière intervention à la tribune, le 24 janvier 1902, fut motivée une fois encore par la situation fiscale des coopératives, à l'occasion du projet de réforme des patentes, projet qui revenait en seconde lecture devant le Sénat. Nioche s'oppose à un amendement de Lourtiès qui tend à exonérer de la patente les coopératives de consommation, amendement qu'il qualifie de « véritable contre-projet » et qui est combattu par le rapporteur. L'amendement sera repoussé à une très forte majorité.

Aristide Nioche meurt le 21 mai 1902, à l'âge de 82 ans.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaire
de Pierre NIOCHE

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