État civil :
Né le 2 avril 1816
Décédé le 28 janvier 1908
Département :
Drôme
IIIème République

Ancien sénateur de la IIIe République

Elu le 25 janvier 1885
Elu le 7 janvier 1894
Elu le 4 janvier 1903
Fin de mandat le 28 janvier 1908 ( Décédé )

avant 1889  (Extrait du «Robert et Cougny»)
1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)

avant 1889

FAYARD (JOSEPH-ALBIN), membre du Sénat, né à Metz (Moselle) le 2 avril 1816, était conseiller général de la Drôme et président de la commission départementale, lorsqu'il posa, dans ce département, sa candidature républicaine au Sénat, le 25 janvier 1885, avec un programme où il se déclarait partisan de l'élection de la Chambre haute par le suffrage universel. Il promettait, en outre, de donner tous ses soins au projet de canalisation du Rhône, fleuve que tous les agriculteurs boivent des yeux. M. Fayard fut élu sénateur de la Drôme par 597 voix sur 753 votants, au 2e tour de scrutin. Les suffrages du 1er tour s'étaient ainsi partagés : MM. Loubet, républicain modéré, 407; Fayard, républicain, 302; Chevandier, républicain, 171; Dumont, 128; Faure, conservateur, 101; Mossant, républicain, 83; Chalamet, républicain, 71; Lisbonne, républicain, 70. En conséquence, M. Loubet avait été seul proclamé élu, et un ballottage était devenu nécessaire pour l'élection du deuxième sénateur. M. Fayard siégea à la gauche du Sénat, se prononça pour l'expulsion des princes, pour la nouvelle loi militaire, et, en dernier lieu : pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889), pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, pour la procédure à suivre devant le Sénat pour juger les attentats contre la sûreté de l'Etat (affaire du général Boulanger).

Note de la division des Archives du Sénat :

Joseph FAYARD est né en 1816 à Metz où son père, officier de l'armée, se trouve en garnison. Il fait ses études classiques à Douai (Nord) et son droit à Paris. Il quitte Paris pour aller vivre dans la Drôme à Chabeuil où les électeurs lui confèrent, en 1842, le mandat de conseiller municipal.

En 1848, il est nommé juge de paix de son canton.

En 1871, les électeurs du canton de Chabeuil l'envoient siéger au conseil général, où il préside pendant seize ans la commission départementale.

En 1878, il devient maire de la commune de Chabeuil. Durant son mandat de cinq ans, il crée dans sa ville les premières écoles laïques du département.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

1889-1940

FAYARD (JOSEPH, ALBIN), né le 2 avril 1816 à Metz (Moselle), mort le 28 janvier 1908 à Paris.

Sénateur de la Drôme de 1885 à 1908.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. II, p. 621.)

Joseph, Albin Fayard, qui siège au Sénat comme sénateur de la Drôme depuis 1885, est réélu au premier tour de scrutin au renouvellement du 6 janvier 1894, par 410 voix sur 758 inscrits, 749 votants et 744 suffrages exprimés. Sont élus avec lui, et devant lui, Emile Loubet (588 voix) et Paul-Pierre Laurens (527 voix). Sont battus Tavan (238 voix) et Chabert (188 voix).

En 1895, Fayard, qui était maire et conseiller général de Chabeuil et qui présidait la commission départementale, abandonne ses charges locales.

Au renouvellement sénatorial du 4 janvier 1903, il n'obtient d'abord que 312 voix sur 751 inscrits, 745 votants et 738 suffrages exprimés, alors que Maurice Faure est réélu par 576 voix et Louis Blanc par 469 ; au second tour, il est réélu pratiquement sans concurrence, par 653 voix sur 740 votants et 726 suffrages exprimés ; il n'y a que 73 voix à se porter sur divers autres candidats.

Au Sénat, où il n'intervient jamais en séance publique, Fayard s'intéresse surtout aux questions agricoles et s'occupe essentiellement de la réalisation de son programme électoral, notamment de l'aménagement du Rhône.

Il compte au sein de la gauche démocratique comme républicain radical. Il se montre favorable à tous les projets sociaux : de même, ses convictions lui font voter les lois d'amnistie, les lois scolaires, comme elles le mettent toujours du côté des laïques : le 6 décembre 1905, il est des 179 sénateurs qui votent pour la séparation des Eglises et de l'Etat. Son patriotisme vigilant lui dicte aussi de faire siennes les lois sur le service militaire, tant celles de 1889 que celles de 1892 et de 1905.

En 1905, devenu après Wallon doyen d'âge du Sénat, il préside, le 10 janvier la séance de rentrée de l'Assemblée.

Il meurt le 28 janvier 1908 à Paris, à l'âge de 92 ans.

Note de la division des Archives du Sénat :

Joseph FAYARD est né en 1816 à Metz où son père, officier de l'armée, se trouve en garnison. Il fait ses études classiques à Douai (Nord) et son droit à Paris. Il quitte Paris pour aller vivre dans la Drôme à Chabeuil où les électeurs lui confèrent, en 1842, le mandat de conseiller municipal.

En 1848, il est nommé juge de paix de son canton.

En 1871, les électeurs du canton de Chabeuil l'envoient siéger au conseil général, où il préside pendant seize ans la commission départementale.

En 1878, il devient maire de la commune de Chabeuil. Durant son mandat de cinq ans, il crée dans sa ville les premières écoles laïques du département.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaire
de Joseph FAYARD

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