État civil :
Né le 12 décembre 1840
Décédé le 27 octobre 1917
Profession :
Avocat
Département :
Loire
IIIème République

Ancien sénateur de la IIIe République

Elu du 30 décembre 1894 au 21 janvier 1895

Réélu le 23 octobre 1904
Réélu le 7 janvier 1906
Fin de mandat le 27 octobre 1917 ( Décédé )

avant 1889  (Extrait du «Robert et Cougny»)
1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)

avant 1889

AUDIFFRED (JEAN-HONORÉ), membre de la Chambre des députés, né à Jausiers (Basses Alpes), le 12 décembre 1840, fils d'un riche marchand de toiles de Roanne, était avocat au barreau de Roanne, quand il fut nommé sous-préfet de cet arrondissement, le 8 octobre 1870; il resta en fonctions jusqu'au 5 avril 1871. Cette même année, il fut nommé membre du Conseil municipal de Roanne, ainsi que du Conseil général, dont il fait encore partie. M. Cherpin, député, ayant été élu sénateur au renouvellement du 5 janvier 1879, M. Audiffred se porta à sa place comme candidat républicain opportuniste, dans la 1re circonscription de Roanne; il fut élu, le 6 avril, par 8,465 voix sur 10,272 votants et 20,889 inscrits. Blanqui en avait obtenu 1,487. 11 suivit à la Chambre l'inspiration de Gambetta, et vota : Le 4 juin 1879, pour l'invalidation de l'élection de Blanqui à Bordeaux; Le 19 juin (au Congrès), pour le retour du Parlement à Paris; Le 16 mars 1880, pour l'application des lois existantes aux congrégations non autorisées; Le 8 février 1881, pour le rétablissement du divorce.

Aux élections du 21 août 1881, la même circonscription électorale lui donna 8,872 voix sur 14,725 votants et 21,184 inscrits, contre MM. Chassain de la Plasse (5,084), et Déparis (667). Comme précédemment, il fit partie du groupe de l'Union républicaine, avec lequel il continua de voter. Favorable au ministère Gambetta, il lui donna sa voix, le 26 janvier 1882, contre la révision, fut opposé en outre à l'institution d'un maire de Paris, à l'élection des juges par le peuple, à la nomination des sénateurs au suffrage universel.

Il accorda tous les crédits pour le Tonkin; dans le scrutin sur le maintien de l'ambassadeur près du pape, ayant été porté absent, il déclara que, s il n'avait été retenu à la Commission des Quarante-quatre (Commission d'enquête ouvrière), il aurait voté pour le maintien. M. Audiffred fut membre, dans la législature de 1881-1885, de plusieurs autres commissions importantes : celles de la liberté de fabrication des armes de guerre, des sociétés de secours mutuels, de la caisse nationale des retraites, des prud'hommes mineurs, des délégués mineurs, des caisses de secours, etc. A la tribune, il est intervenu, à plusieurs reprises, dans le débat sur le budget de l'instruction publique. Rapporteur des projets de loi sur la caisse d'épargne postale, sur la réorganisation des collèges communaux, sur la Caisse nationale des retraites, on lui accorde, dans les questions d'affaires, une certaine compétence, mal servie d'ailleurs par une élocution embarrassée. « Audiffred, plus généralement connu sous le nom de Bredouillard », disait le Pilori de l'Intransigeant, par M. T. Vaughan (1885). Aux élections d'octobre 1855 il fut, le 3e sur 9 de la liste opportuniste, élu au second tour de scrutin par 65,091 voix (116,857 votants et 151,072 inscrits.)-Une liste radicale-socialiste portait MM. Girodet, député radical sortant, Maujan, directeur de la France Libre, etc.- Dans la dernière session, M. Audiffred, membre de l'Union des Gauches, a voté : le 11 février 1889, pour le rétablissement du scrutin uninominal, le 14 février pour l'ajournement indéfini du projet de révision des lois constitutionnelles (chute du ministère Floquet), le 14 mars pour la demande en autorisation de poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes, le 2 avril pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, le 4 avril pour la demande en autorisation de poursuites contre le général Boulanger.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

1889-1940

AUDIFFRED (JEAN, HONORÉ), né le 12 décembre 1840 à Jausiers (Hautes-Alpes), mort le 27 octobre 1917 à Saint-Pierre-La-Noaille (Loire).

Député de la Loire de 1879 à 1904. Sénateur de la Loire en 1895 et de 1904 à 1917. (Voir 1re partie de la biographie dans ROBERT et COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 1, p. 111.)

Il fut réélu aux élections générales du 6 octobre 1889 par la même circonscription de Roanne, au 2° tour de scrutin, par 10.216 voix contre 6.199 à son concurrent, M. Charbonnier de nuance conservatrice. Membre de diverses Commissions, il prit part durant cette législature à de nombreuses discussions, notamment sur les caisses de .retraites, de secours ou de prévoyance, sur le tarif des douanes, sur les caisses d'épargne et sur le budget de l'Agriculture.

Réélu aux élections générales du 20 août 1893, au premier tour de scrutin, par 9.800 voix contre 2.524 à son adversaire, M. Augé socialiste, il fut nommé rapporteur de la loi sur les caisses de secours et de retraites des ouvriers mineurs (1894). Il était membre de la Commission supérieure de la Caisse nationale de retraites pour la vieillesse.

Elu Sénateur de la Loire aux élections sénatoriales du 30 décembre 1894 et proclamé Sénateur le 11 janvier 1895, il démissionna quelques jours plus tard, le 21 janvier 1895, préférant continuer à remplir son mandat de Député.

Il dirigea, en qualité de Président de la Commission créée à cet effet, les débats sur la loi tendant à réprimer les menées anarchistes (1894). 11 participa activement aux discussions budgétaires au cours desquelles il demanda la création d'une Caisse des épizooties (1895), et le renforcement de la puissance de l'intervention française dans la Chine méridionale (1895), Il rapporta la proposition de loi tendant à la réglementation des halles centrales de Paris (1896); Il s'intéressa en outre au surmenage du personnel des chemins de fer (1897), au projet de canal de jonction de la Loire au Rhône, de Roanne à Gisors (1897); à l'influence française en Extrême-Orient (1898). En qualité de Président de la Commission d'assurance et de prévoyance sociales il demanda l'amélioration de la situation des ouvriers des manufactures de l'Etat (1898).

Aux élections générales du 8 mai 1898, il fut réélu au 1er tour de scrutin Député de Roanne par 10.179 voix contre 6.076 à M. Augé, maire de Roanne et 4.036 à M. Berthelier. Durant cette législature, il fut nommé rapporteur de la proposition de loi tendant à modifier la loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail (1899), il rapporta le budget du Ministère de l'Intérieur (1900) et la proposition de loi tendant à la création d'une Caisse des recherches scientifiques (1901). Il s'intéressa en outre aux caisses de retraites ouvrières (1901) et au canal latéral au Rhône de Lyon à Arles (1902). Il siégeait aux Commissions d'assistance et de prévoyance sociales, des colonies, d'hygiène publique, du budget pour l'exercice 1901, et des voies navigables et ports maritimes.

Il fut réélu par la même circonscription aux élections générales des 27 avril et 11 mai 1902 (2° tour de scrutin) par 12.716 voix contre 9.004 à M. Augé, son adversaire habituel. Il participa à diverses discussions budgétaires, et soutenant un ordre du jour motivé dont il était l'auteur, s'opposa à ce que la Chambre se transformât en tribunal criminel pour juger un article du Gil Blas ayant vivement critiqué l'administration du Ministère de l'Intérieur, rappelant l'Assemblée au respect du principe de la séparation des pouvoirs. Durant cette législature, il fut membre des Commissions d'enquête sur les mines et sur l'industrie textile, et de la Commission relative à la séparation des églises et de l'Etat.

A la mort de Waldeck-Rousseau le 10 août 1904, Audiffred se représenta au Sénat et y fut élu le 20 octobre 1904 par 489 voix contre 468 à M. Réal, président du conseil général. Il conserva ce siège au renouvellement partiel du 7 janvier 1906, avec 488 voix sur 964 votants. Inscrit au groupe de la gauche républicaine et membre de plusieurs Commissions, il continua à participer aux discussions budgétaires avec une égale activité, sans se désintéresser des questions d'intérêt général qui ne cessaient de le préoccuper. C'est ainsi qu'on l'entendit parler : de la fraude sur les vins (1905); des subventions aux chemins de fer d'intérêt général et local (1905); de la corruption dans les opérations électorales (1906) ; de l'achèvement des canaux du bassin de la Loire (1906); de la crise des transports (1908); du port du Havre (1909); des opérations militaires au Maroc (1909); des retraites ouvrières (1909 et 1910); du secret et de la liberté du vote (1910); des liquidateurs des congrégations (1910); de l'assainissement des voies privées (1911); des habitations à bon marché (1912); de la Caisse des monuments historiques (1913); du port de Rouen (1913); de l'utilisation meilleure des mobilisés et des mobilisables (1915); de l'emprunt du Maroc (1916).

Il mourut en cours de mandat, le 27 octobre 1917, et son éloge funèbre fut prononcé à la séance du Sénat du 6 novembre 1917, par le Président Antonin Dubost.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaire
de Jean-Honoré AUDIFFRED

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