Question de Mme LAMURE Élisabeth (Rhône - Les Républicains) publiée le 29/03/2018

Mme Élisabeth Lamure interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les moyens affectés à la prise en charge et au traitement de la maladie de Lyme en France.
Si un pas significatif avait été fait avec l'ouverture en 2012 du centre national de référence de la borréliose de Lyme à Strasbourg, il semblerait que les moyens de la prise en charge depuis six ans n'aient pas connu de progrès significatifs. En revanche, d'autres pays comme les États-Unis ont pris conscience des enjeux de manière accrue. En 2016 était signé le « 21st century cures act », doté de moyens financiers colossaux au regard des budgets sanitaires américains traditionnellement affectés.
Elle souhaite qu'à la lumière de l'exemple américain, elle rappelle les moyens dévolus au traitement de la maladie de Lyme ainsi que les éventuelles perspectives qu'elle envisage pour l'améliorer.

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Réponse du Ministère des solidarités et de la santé publiée le 19/07/2018

En janvier 2017, le ministère chargé de la santé a mis en place un plan de lutte contre la maladie de Lyme et autres maladies transmissibles par les tiques. Ce plan a pour objectifs de renforcer la prévention, d'améliorer et d'uniformiser la prise en charge des patients par la mise à jour des recommandations et d'organiser des consultations spécialisées pour les patients atteints de maladies transmissibles par les tiques. Dans ce cadre, la direction générale de la santé a saisi la Haute autorité de santé (HAS) afin d'optimiser et d'harmoniser la prise en charge et le suivi de la maladie sur l'ensemble du territoire. À partir d'une approche globale, médicale, entomologique et environnementale, ces travaux s'appuient sur les données scientifiques disponibles et les protocoles existants. Le protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) prévoit une actualisation de la stratégie diagnostique en fonction des différentes formes. Il rappelle que dans la majorité des formes, le diagnostic est avant tout clinique. Des centres spécialisés seront mis en place par les agences régionales de santé dès la parution du protocole national de diagnostic et de soins. Des centres de référence seront également désignés sur la base d'un appel à candidatures national. La recherche est également mobilisée pour améliorer les connaissances sur les différentes pathologies transmissibles par les tiques. La revue systématique et la comparaison des dossiers des patients suivis dans les centres spécialisés permettra d'améliorer les connaissances scientifiques sur la maladie. Des recherches participatives sont déjà lancées comme le projet OHTICKS dont l'objectif est de détecter, identifier et isoler les micro-organismes nouveaux, démontrer la compétence des tiques à transmettre ces agents et fournir des éléments concrets pour une meilleure gestion des maladies à tiques.

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