Question de Mme LEPAGE Claudine (Français établis hors de France - SOC) publiée le 12/06/2014

Mme Claudine Lepage attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les difficultés rencontrées par les étudiants français dans l'obtention d'un visa pour effectuer un stage en Chine. Chaque année, 2 000 étudiants et jeunes diplômés français choisissent ce pays pour réaliser un stage en entreprise. Mais, depuis plusieurs mois, ils sont confrontés à d'importantes difficultés dans l'obtention de leur visa. Cela est dû à l'application de la loi chinoise du 1er juillet 2013, relative à l'administration des entrées et sorties des ressortissants étrangers du territoire, qui modifie, et complique, la procédure de délivrance des visas. En mars, la conférence des grandes écoles (CGE) et la conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs (CDEFI) ont alerté le ministère des affaires étrangères sur cette situation. Avec 37 000 élèves français l'étudiant dans le secondaire et 17 000 dans le supérieur, le chinois est la cinquième langue la plus enseignée dans notre pays. À l'heure où la mobilité internationale est toujours davantage encouragée, il n'est pas concevable que ces étudiants se voient privés de la possibilité d'utiliser leurs acquis linguistiques au cours d'une expérience professionnelle en Chine. Elle souhaite savoir quelles sont les solutions envisagées pour simplifier la procédure d'obtention du visa nécessaire à la réalisation d'un stage en Chine, et faciliter ainsi la mobilité de nos étudiants et jeunes diplômés.

- page 1357


Réponse du Ministère des affaires étrangères et du développement international publiée le 26/06/2014

La République populaire de Chine a modifié en juillet 2013 sa réglementation en matière de visas, en supprimant notamment les visas « pour stage ». Cette mesure est appliquée quelle que soit la nationalité et ne vise pas spécifiquement les ressortissants français. Elle a toutefois un impact important pour les étudiants français qui se voient privés d'une opportunité très enrichissante pour leur carrière future. La Chine délivre désormais soit des visas de travail (pour les diplômés ayant une certaine expérience de l'emploi considéré), soit des visas pour études (pour les personnes inscrites dans un établissement d'enseignement supérieur chinois), soit des visas pour affaires (impliquant d'être invité par une entreprise ou une institution chinoise). La France demeure attachée à la réciprocité en matière de visas. Le ministère des affaires étrangères et du développement international mène un dialogue sur ce sujet avec les autorités chinoises afin d'apporter une solution pragmatique au problème du statut des stagiaires. Ce sujet sera en particulier à l'agenda du dialogue de haut-niveau sur les échanges humains, co-présidé par M. Laurent Fabius et la vice-Premier ministre chinoise Liu Yandong, qui tiendra sa première session en septembre.

- page 1523

Page mise à jour le