Question de M. FISCHER Guy (Rhône - CRC) publiée le 05/08/1999

M. Guy Fischer appelle l'attention de Mme le ministre de l'emploi et de la solidarité sur la situation des aides-éducateurs dans les écoles et plus généralement des emplois-jeunes. L'éducation nationale a renforcé les équipes pédagogiques de 45 000 jeunes dans les écoles et envisage de porter ce contingent à 75 000 dès la rentrée prochaine. Ces jeunes représentent une population en recherche d'une formation professionnelle débouchant sur un véritable emploi, ce qui induit un statut plus net qui leur permettra de pérenniser leur profession. En effet, ils occupent une fonction indispensable et reconnue puisqu'ils déchargent l'enseignant d'un certain nombre de tâches matérielles le libérant d'autant pour son action pédagogique. De plus, par leur jeunesse et leur dynamisme propre à l'entrée dans un travail nouveau, les aides-éducateurs jouent un rôle d'interface entre les enseignants et les enfants. Il semble donc que la notion de métiers nouveaux pour les emplois-jeunes corresponde à un réel besoin qu'il ne faudrait pas laisser dévoyer en emplois " à tout faire " ou en " services nouveaux " pour occuper les jeunes, de même les emplois-jeunes ne doivent pas dériver jusqu'à remplacer des emplois qualifiés de personnels diplômés, dont a besoin l'éducation nationale. Aussi, il lui demande de bien vouloir prendre des mesures pour resituer les emplois-jeunes dans leur cadre initial. Il se permet de lui suggérer, à cet effet, une concertation interministérielle qui pourrait être de nature à évaluer la situation réelle des emplois-jeunes dans les diverses administrations. Cette consultation pourrait déboucher sur un véritable statut des emplois-jeunes qui tendrait à pérenniser les professions exercées.

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La question est caduque

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