Question de M. HAMEL Emmanuel (Rhône - RPR) publiée le 23/10/1997

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la santé sur l'information parue dans Le Figaro du 13 octobre dernier sous le titre " Les accros du tapis vert aux portes de l'enfer " selon laquelle " pour les spécialistes, le jeu (de hasard) est clairement une forme de toxicomanie sans drogue : il y a escalade, excès quantitatif... et le joueur malade s'autoprescrit sa dose, aggravant sa dépendance. Il devient prisonnier d'une activité dont il souhaite sortir. " Il lui demande quelle est sa réaction face à cette information et s'il envisage de prendre des mesures pour ouvrir des centres spécialisés pour accueillir les joueurs pathologiques car, selon l'auteur de l'article précité, " il n'existe pas d'offre de soins et d'aide en France en dehors des intervenants en toxicomanie ", 3 % de la population adulte étant " droguée du jeu "

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Réponse du ministère : Santé publiée le 12/11/1998

Réponse. - Les études cliniques ont en effet démontré que la pratique des jeux de hasard peut être assimilée à une conduite addictive. Ce type de comportement peut être pris en charge au sein de l'offre de soins existante dans le secteur public et auprès des psychiatres libéraux. Depuis 1990, à Paris, une association " SOS Joueurs " a pour objectif d'aider les joueurs dépendants qui en font la demande ainsi que leur famille sur les plans psychologique, juridique et social. Certains services ont développé des consultations prenant en charge les différentes addictions et, dans le cadre de ces consultations, peuvent assurer le suivi psychologique des joueurs pathologiques. Parmi les services concernés, on peut citer ceux des hôpitaux Bichat et Marmottan à Paris, Louis-Mourier à Colombes et du CHRU de Clermont-Ferrand.

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