Question de M. VIDAL Marcel (Hérault - SOC) publiée le 04/09/1997

M. Marcel Vidal attire l'attention de Mme le ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement sur la mise en place d'un nouveau plan Massif central. La construction de l'autoroute A 75 va contribuer à désenclaver le Massif central et irriguer des zones rurales qui étaient en déclin. Cette situation est déjà constatée dans les hauts cantons du département de l'Hérault où l'autoroute A 75 et la route des Piémonts devraient permettre de développer ce secteur. Il conviendrait, en outre, d'adapter et de développer la voie ferrée Béziers-Neussargues pour améliorer le transport du fret et garantir l'ouverture d'une voie de communication toute l'année, y compris pendant la période hivernale. Il faut en effet signaler l'existence d'une voie ferrée rapide de Paris à Issoire dont le prolongement vers l'Espagne via Béziers constituerait une alternative au trafic rhodanien et un atout considérable pour le développement du Massif central. Aussi, lui demande-t-il son avis sur cette proposition de mise en place d'un nouveau plan de développement du Massif central.

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Réponse du ministère : Aménagement du territoire publiée le 06/11/1997

Réponse. - Mme la ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement a pris connaissance, avec intérêt, de la question posée par l'honorable parlementaire concernant l'autoroute A 75 Clermont-Ferrand-Béziers, la voie ferrée Béziers-Neussargues et plus généralement le projet de plan Massif central. Effectivement, l'autoroute A 75 Clermont-Ferrand-Béziers a bien pour objectif de contribuer à une meilleure desserte des régions Auvergne et Languedoc-Roussillon, d'ouvrir un accès à la Méditerranée aux villes traversées (Saint-Flour, Mende et Millau) et d'être une alternative aux autoroutes du couloir rhodanien pour les trafics nord-sud. Elle est inscrite au schéma directeur routier d'avril 1992. Un effort particulier de l'Etat a été consenti, depuis 1995, grâce au Fonds d'investissement des transports terrestres et des voies navigables. Un montant de 520 MF a été attribué en 1996, 712 MF sont programmés en 1997 sur une enveloppe totale de 1 600 MF pour les routes. En 1996, dans sa contribution à l'élaboration du schéma national, la région Auvergne avait souhaité que l'axe ferroviaire Clermont-Ferrand-Neussargues et au-delà vers Béziers soit inscrit au schéma ferroviaire compte tenu de son rôle pour l'aménagement du territoire et le développement économique local. La région Languedoc-Roussillon avait souhaité le renforcement du réseau ferroviaire littoral et des liaisons à partir de cet axe vers Clermont-Ferrand par Alès et Mende, ainsi que par Millau et Neussargues. A la demande du ministère chargé des transports, des études vont être poursuivies en vue de déterminer l'impact qu'une amélioration de cette voie ferrée pourrait avoir sur le trafic de marchandises, notamment sur celui en provenance ou à destination de la péninsule ibérique qui emprunte actuellement le couloir rhodanien. Ce n'est qu'au vu des résultats de ces études que des décisions pourront utilement être prises. Le comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire qui s'est tenu à Auch le 10 avril dernier a chargé la DATAR de coordonner les travaux des différents départements ministériels concernés afin de préparer le plan pour le Massif central. En effet, ce massif est en grande majorité classé en zone de revitalisation rurale. Il est, de ce fait, un espace pertinent pour expérimenter les politiques nationales dont la vocation est d'être généralisées aux espaces analogues. Le projet de plan envisagé par le précédent gouvernement est en cours de réexamen.

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