Question de M. MADRELLE Philippe (Gironde - SOC) publiée le 18/12/1986

M. Philippe Madrelle appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'inquiétude bien légitime des professeurs d'école normale d'E.P.S. des académies de Bordeaux et de Toulouse face au projet de suppressions de postes et de transferts autoritaires. Il souligne l'importance de la formation accordée à ces élèves instituteurs, qui, en étant réduite à cent heures, perd inévitablement de son efficacité. Il sera alors difficile pour les instituteurs d'acquérir la compétence nécessaire à l'enseignement des cinq heures hebdomadaires. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures qu'il compte prendre pour que les écoles normales disposent des moyens nécessaires à un enseignement de qualité.

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Réponse du ministère : Éducation publiée le 02/04/1987

Réponse. -Il est effectivement prévu de supprimer trois cents postes de professeurs d'Ecole normale à la rentrée de 1987, en conséquence du décret n° 86-487 du 14 mars 1986 qui modifie le régime de formation des futurs instituteurs. Le régime antérieur fixait à trois ans la scolarité des élèves instituteurs. Le nouveau régime porte à quatre ans la durée totale des études, en vertu des deux principes suivants : deux années d'études à l'université, après le baccalauréat, sanctionnées par l'obtention du diplôme d'études universitaires générales ; deux années de formation professionnelle à l'école normale. La diminution du nombre d'années passées par les élèves instituteurs à l'école normale a pour conséquence logique la réduction des besoins en postes de professeurs dans ces établissements. C'est pourquoi il a été décidé de retirer 300 postes sur les 2 500 qui existent actuellement, soit 12 p. 100 des emplois, ce qui constitue une mesure très modérée pour une réduction de la scolarité de trois à deux années. Ces emplois retourneront à l'enseignement du second degré, particulièrement dans les lycées où des effectifs supplémentaires d'élèves sont attendus à la prochaine rentrée. Les opérations de retrait de postes ont été effectuées sous l'autorité des recteurs d'académie qui mettront par ailleurs tout en oeuvre pour que les professeurs concernés par les suppressions de postes voient leurs compétences utilisées au mieux et retrouvent un poste qui soit le plus possible conforme à leurs voeux.

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