Question de M. TAITTINGER Pierre-Christian (Paris - U.R.E.I.) publiée le 10/04/1986

M.Pierre-Christian Taittinger demande à M. le ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et de la privatisation, si, après avoir corrigé les écarts de parité qui existaient entre les monnaies française et allemande, le Gouvernement va pratiquer une politique de relance économique, sans devoir recourir comme son prédécesseur à la solution malsaine du déficit budgétaire.

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Réponse du ministère : Économie publiée le 22/05/1986

Réponse. -La poursuite du rétablissement des grands équilibres doit conforter les résultats obtenus dans la lutte contre l'inflation. Les mesures d'accompagnement du réajustement monétaire du 6 avril dernier indiquent que les déficits publics seront comprimés ; le collectif budgétaire qui va être soumis au Parlement dans les jours à venir fait apparaître une réduction du solde d'exécution. Parallèlement la politique monétaire fera preuve de rigueur : la croissance de la masse monétaire devra être inférieure à 5 p. 100 c'est-à-dire rester dans la fourchette 3 à 5 p. 100 fixée fin 1985 pour la progression de M3 en 1986. La création monétaire par le trésor devra être réduite de moitié par rapport aux prévisions antérieures. Dans ce contexte, la baisse des taux d'intérêt qui est effectivement rendue possible par la suppression de la contrainte extérieure, ne peut être que prudente. L'abaisssement d'un demi point du taux d'intervention de la Banque de France le 14 avril est une première manifestation d'une marge de manoeuvre retrouvée. D'autres baisses pourront intervenir dans la mesure où l'évolution de la masse monétaire le permettra.

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