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Inondations dans les Alpes-Maritimes : l’urgence de renforcer la culture du risque dans les territoires


Mercredi 7 octobre 2015

Après les dramatiques inondations qui ont durement touché le littoral des Alpes-Maritimes samedi 3 octobre causant plusieurs morts et de nombreux blessés, la délégation aux collectivités territoriales, présidée par Jean-Marie BOCKEL (UDI-UC - Haut-Rhin), rappelle que dans le cadre de son rapport publié en juillet dernier "Xynthia, 5 ans après : pour une véritable culture du risque dans les territoires", elle avait formulé 10 recommandations visant à sécuriser les élus locaux, réduire la vulnérabilité des populations, et ancrer définitivement la culture du risque dans nos territoires. Pour Jean-Marie BOCKEL, "ces recommandations étaient destinées à éviter de nouveaux drames. En France, une personne sur quatre vit dans une zone inondable. Il faut tenir compte de ce risque en l’intégrant pleinement dans nos territoires".

Parmi leurs propositions, les rapporteurs François CALVET (Les Républicains - Pyrénées-Orientales) et Christian MANABLE (Socialiste et Républicain - Somme) avaient notamment préconisé de mieux préparer les populations face aux risques. Christian MANABLE regrette "qu’il faille attendre des drames pour que l’on songe à développer la sensibilisation du public à la prévention des risques d’inondations ou de submersion et en faire une priorité nationale ». Pour lui, « un effort urgent de pédagogie doit être engagé auprès des populations concernées, notamment les jeunes publics en mobilisant l’éducation nationale. Nous devons développer une éducation au risque pour que les populations acquièrent les bons réflexes". Le rapport mettait également l’accent sur la nécessaire simplification de la planification urbanistique et l’aménagement des zones littorales. François CALVET note : "force est de constater que les élus locaux, responsables de la prévention des risques ont, sur le terrain, toutes les peines du monde à encadrer les mouvements d’urbanisation. Il y a les pressions des administrés qui souhaitent des permis de construire, les pressions de l’État qui augmente la taxe sur le foncier non bâti, ou qui exige des collectivités la construction de logements sociaux sans tenir compte des contraintes des territoires. In fine, malgré les plans de prévention des risques (PPR) imposés par la loi, on continue à urbaniser des zones à risques. La situation n’est plus tenable".

Enfin, ces inondations confirment la nécessité d’améliorer l’alerte et la transmission des appels d’urgence. Là encore, les rapporteurs préconisaient de "soutenir le déploiement sur l’ensemble du territoire du nouveau système d’alerte fondé sur le SMS selfbroadcasting, permettant une alerte rapide de la population, même en cas de fonctionnement dégradé des réseaux".

Le rapport est disponible sur le site du Sénat et consultable sur la page de la délégation à l’adresse suivante :

http://www.senat.fr/notice-rapport/2014/r14-536-notice.html

Contact(s) presse :


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