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Quinze propositions pour mieux valoriser les Instituts français de la recherche à l’étranger


5 septembre 2017

Le 12 juillet 2017, M. Richard YUNG, Sénateur représentant les Français établis hors de France, a présenté au nom de la commission des Finances un rapport d’information sur « Les Instituts français de recherche à l’étranger, un outil d’influence à mieux valoriser ».

Le réseau des Instituts français de recherche à l’étranger (IFRE) compte vingt-sept établissements et huit antennes, répartis dans trente-quatre pays, et rassemble 144 chercheurs et 349 doctorants ou post-doctorants. Leur objectif est de renforcer la coopération scientifique dans le domaine de la recherche, de la formation et de la valorisation des sciences humaines. Ce rapport évalue la pertinence et la qualité de la gestion des IFRE.

Créés au cours du XXe siècle, les IFRE exercent leurs missions sous la tutelle du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) depuis 2007.  Leurs activités portent principalement sur les sciences humaines et sociales, notamment l’archéologie, et tendent à se diversifier aux sciences dites dures afin de renforcer l’influence scientifique de la France dans le monde.

Soulignant les atouts et les faiblesses des IFRE, le rapport formule quinze recommandations afin d’améliorer leur visibilité et leur efficacité. 

 

Les recommandations

1.       Délimiter précisément le champ de compétence de chaque IFRE.

2.       Afin de rationaliser le réseau scientifique français à l'étranger, mener une réflexion interministérielle pour évaluer la pertinence d'une inclusion dans le réseau des IFRE des trois unités de service et de recherche à l'étranger du CNRS et des six grands établissements scientifiques français à l'étranger du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche.

3.       Pour adapter le réseau aux grandes évolutions géopolitiques mondiales, évaluer périodiquement la pertinence de maintenir un IFRE, d'opérer des regroupements entre IFRE ou d'ouvrir des IFRE dans de nouveaux pays.

4.       Pour assurer la sécurité juridique des IFRE, résoudre enfin le lancinant problème de la non-conformité à la loi organique relative aux lois de finances du statut des établissements à autonomie financière (EAF) du MEAE.

5.       Pour garantir une plus grande transparence et équité entre chercheurs recrutés par le MEAE et chercheurs issus du CNRS, harmoniser les procédures de recrutement des chercheurs affectés dans les IFRE, en permettant aux conseils scientifiques d'auditionner et de sélectionner les candidats proposés par le CNRS.

6.       Poursuivre les efforts menés depuis dix ans pour mesurer la performance des IFRE.

7.       Renforcer l'apport des IFRE à la prise de décision publique.

8.       Inciter davantage les IFRE à travailler en réseau, à l'échelle régionale comme mondiale.

9.       Développer davantage les partenariats entre les IFRE et les acteurs scientifiques et universitaires locaux.

10.   Favoriser la création d'instituts français de recherche binationaux sur le modèle du Centre Marc-Bloch de Berlin.

11.   Favoriser les partenariats avec la fondation Max Weber, dans une perspective franco-allemande et, à plus long terme, européenne.

12.   Rebaptiser le réseau des IFRE pour lui donner une visibilité accrue.

13.   Rédiger un cahier des charges relatif à la communication des IFRE, en étudiant la mise en place d'une gestion mutualisée.

14.   Afin de mieux ancrer les IFRE dans le paysage de la recherche française, développer des accords de partenariat pérennes entre les IFRE et des universités ou organismes de recherche français.

15.   Accroître la notoriété des IFRE dans les universités et organismes de recherche en France.

 

Lire le rapport