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Des apprentis en communication ont animés les différents réseaux sociaux du Sénat pendant les Rencontres Sénatoriales de l'Apprentissage : twitter, facebook, instagram et snapchat.

Reportage sur la XIXe édition des Rencontres sénatoriales de l’apprentissage, organisée en partenariat avec CMA France (Durée de la vidéo : 02'52)

5 apprentis en communication ont pris les commandes des réseaux sociaux du Sénat, reportage sur cette journée (Durée de la vidéo : 2'20)

 

 

 

 

Consultez le dossier de presse des Rencontres Sénatoriales de l'Apprentissage

 

 

 

Renouvelées chaque année, les Rencontres Sénatoriales de l’Apprentissage, organisées conjointement par le Sénat et le réseau des chambres de métiers et de l’artisanat, sont devenues au fil du temps un événement incontournable. Une longévité, preuve de la pertinence de cet événement et de la fidélité du Sénat aux valeurs de l’apprentissage, dont nous ne pouvons que nous réjouir.

Avec pour thème « L’apprentissage : les nouveaux enjeux de la formation », cette 19e édition intervient au moment où l’environnement des apprentis et des entreprises évolue fortement avec à la mise en œuvre des mesures de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel ».

Les chambres de métiers et de l’artisanat ont été des partenaires actifs et écoutés du gouvernement pour la préparation de la loi. Elles le demeureront pour sa mise en œuvre car beaucoup des mesures contenues dans la loi vont dans le sens d’une simplification tant pour l’apprenti que pour l’employeur.

Enfin, le gouvernement a reconnu qu’il était indispensable, pour développer l’apprentissage, que les principaux intéressés et clients soient remis au cœur du système !

Outre les enjeux et les opportunités de la réforme pour développer l’apprentissage, cette nouvelle édition mettra en lumière les parcours, les modes de formation innovants et les nouvelles pratiques pédagogiques, numériques, proposés dans les cent douze Centres de Formation d’Apprentis du réseau.

En perpétuelle mutation, les parcours et méthodes d’apprentissage ont en effet su s’adapter pour répondre aux évolutions de la société et aux attentes des nouveaux publics toujours plus connectés. 

Par son expertise et sa connaissance du terrain, le réseau des chambres de métiers et de l’artisanat est un acteur clé de l’apprentissage et un allié de poids pour atteindre les objectifs de la réforme. Il l’a d’ailleurs démontré en s’engageant auprès du gouvernement à former, à l’horizon 2022, 40 % d’apprentis supplémentaires, soit plus de 60 000 jeunes.

L’apprentissage, encore trop peu reconnu et pas assez mis en avant, est un vrai sujet de société. C’est un levier majeur pour enrayer le chômage des jeunes, leur offrir un emploi qualifié et renforcer la compétitivité économique des entreprises. Il doit désormais s’imposer aux yeux de tous comme une évidence. Ces rencontres sont une « tribune » pour le faire savoir et porter haut et fort nos convictions.

C’est là notre ambition commune pour l’avenir de notre jeunesse et de notre pays.


Bernard STALTER
Président de CMA France

Le Sénat  est heureux d’accueillir la 19e édition des Rencontres sénatoriales de l’apprentissage, organisée en partenariat avec CMA France.

Les Rencontres permettront de présenter la façon dont l’apprentissage s’adapte aux nouveaux enjeux de la formation.

Comme l’an passé, nous recevrons des apprentis pour une visite pédagogique du Sénat. Il y aura, ensuite, une présentation  de certains métiers de l’artisanat dans le foyer de la Salle Clemenceau, occasion de les mettre en valeur et de montrer la diversité des professions artisanales.

Des tables rondes, autour de sénateurs des trois commissions de la Culture, des Affaires sociales et des Affaires économiques, d’experts, d’élus régionaux et de représentants de CMA France,  traiteront des trois sujets suivants : comment s’effectue l’orientation vers l’apprentissage, comment s’organise la formation de l’apprenti, comment se met en place la réforme initiée par la loi de 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel.

Ces Rencontres sont ainsi l’occasion de montrer à un large public la réalité de l’apprentissage  et de mettre en lumière les réalisations de l’artisanat et l’action du réseau des Chambres de métiers et de l’artisanat. On sait combien il est vital pour notre pays de valoriser l’apprentissage et chacun connait le rôle joué par l’artisanat au sein des territoires.

L’année 2018 a vu une réforme en profondeur de l’apprentissage. Elle a donné lieu à de nombreux débats, a cristallisé, aussi, de nombreuses oppositions. Quelles que soient les réserves ou les critiques des uns et des autres, l’objectif commun est, maintenant, de la mettre en place,  de s’assurer qu’elle répond aux aspirations de nos jeunes et aux demandes des entreprises, notamment artisanales, et enfin qu’elle est en phase avec les besoins des territoires.

Je forme le vœu que ces 19emes Rencontres soient un moment privilégié de débats fructueux et qu’elles contribuent à faire connaitre les différentes facettes de l’apprentissage dans l’artisanat d’aujourd’hui.


Gérard LARCHER

Président du Sénat

 

11h30 Accueil

Le Sénat accueille 120 apprentis et leurs formateurs. Visite du Palais du Luxembourg.

 

14h15 Inauguration de l’exposition

Inauguration de l'exposition mettant à l'honneur des métiers de l'artisanat qui allient tradition et modernité, par M. Gérard LARCHER, Président du Sénat et M. Bernard STALTER, Président de CMA France.

 

15h00 Discours d'introduction

M. Gérard LARCHER, Président du Sénat

15h15 Table ronde :  "Refonder la politique d’orientation pour un projet professionnel réellement choisi"

La politique d’orientation en France a été marquée par une multiplicité de réformes au cours des dernières années. Cela se traduit localement, par une difficulté de coordination entre les différents acteurs et par un manque de lisibilité de l’offre pour les élèves et leurs familles.

Selon une étude du Conseil national d’évaluation du système scolaire publiée fin 2018, l’orientation a constitué une source de stress pour deux tiers des jeunes. Près d’un jeune sur cinq estime qu’il n’a pas eu le choix de son orientation. Ce constat est alarmant.

La loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » change la donne en renforçant le rôle des régions en matière d'orientation, les chargeant d'informer les élèves dès le collège et les étudiants sur les métiers et les évolutions de l'emploi. Mais des questions se posent encore autour des modalités de mise en œuvre de cette nouvelle mission au sein des établissements et du rôle que joueront les représentants des entreprises, dont les chambres de métiers et de l’artisanat.

La loi introduit également le principe d’un affichage systématique par les lycées professionnels et les CFA des taux de réussite aux diplômes, des taux d’insertion dans l’emploi, des débouchés et des rémunérations. Ceci est une vraie avancée pour la lisibilité par les jeunes et leurs familles des choix d’orientation qui s’offrent à eux.

  • Catherine MORIN-DESAILLY, sénatrice de Seine-Maritime, présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat ;
  • Marie-Caroline MISSIR, ex directrice de la rédaction de l’Etudiant, rejoint le groupe spécialisé dans l’éducation numérique Digischool en tant que directrice du développement ;
  • Monique CASSAR, présidente de la délégation des Bouches-du-Rhône – Chambre de métiers et de l’artisanat de région Provence - Alpes - Côtes d’Azur ;
  • Georgette BREARD, 2e vice-présidente chargée de la formation, l’apprentissage et de l’orientation du conseil régional de la Bretagne ;
  • Jean-Marc HUART, directeur général de l'enseignement scolaire.
     

Projection de la vidéo de Nicolas GOUIN – Prix du Maître d’Apprentissage 2018

 

15h45 Table ronde : "Rebâtir le parcours d’apprentissage au service des entreprises et des apprentis"

La loi du 5 septembre 2018 lève plusieurs freins à l’embauche d’apprentis. Tout d’abord, les procédures administratives, notamment pour la signature du contrat, sont allégées et la rupture est désormais largement sécurisée. L’intégration des jeunes pourra se faire tout au long de l’année, évitant ainsi aux entreprises d’être bloquées par les rythmes scolaires. D’autre part, les spécificités du droit du travail applicables aux apprentis (horaires, activités) sont assouplies. Le contrat d’apprentissage tend ainsi à s’aligner sur le contrat de travail classique.

Les parcours sont dorénavant plus individualisés puisque la durée du contrat tient compte des acquis de l’apprenti et peut ainsi être  modulée de six mois à trois ans. La limite d’âge pour entrer en apprentissage est désormais repoussée à 30 ans. Enfin, de nouvelles méthodes pédagogiques, s’appuyant sur le digital, la formation en situation de travail, sont possibles dans le cadre de la formation théorique, ce qui implique du côté des CFA un profond pour adapter le rythme et le contenu des formations aux besoins des apprentis et des entreprises.

Ces évolutions ont également un impact sur la relation entre le CFA, l’apprenti et le maître d’apprentissage. Lors de la concertation sur la réforme, puis lors des débats parlementaires, le rôle majeur du maître d’apprentissage a été mis en évidence par tous les intervenants.

Ce cadre moins scolaire devrait permettre d’attirer davantage de candidats et de développer le nombre d’apprentis au-delà du plafond de verre des 450 000 contrats actuels par an.

  • Sophie PRIMAS, Sénatrice des Yvelines, présidente de la commission des affaires économiques ;
  • Jérémie MOSNIER, Président des Compagnons du Devoir et du Tour de France ;
  • Esther MAC NAMARA, Vice-présidente secteur public de OpenClassrooms ;
  • Nicolas GOUIN, boulanger pâtissier chocolatier de l’enseigne « l’Atelier du pain » à Cailly (Normandie), Prix du Maître d’Apprentissage 2018 catégorie « mobilité internationale » et Prix européen du meilleur maître d’apprentissage 2018-2019 dans la catégorie TPE/PME ;
  • Vincent AGUILERA, Président de la chambre de métiers et de l’artisanat de Haute-Garonne.

Projection de la vidéo de la Semaine de l’Apprentissage.

 

16h15 Table ronde : "Saisir les opportunités de la réforme pour développer l’apprentissage"

La loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » redistribue largement les rôles en matière de formation professionnelle. Elle met fin aux formes du paritarisme antérieur, qui avait démarré il y a plus de 45 ans par la gestion financière mais qui s’était plus récemment ouvert au conseil aux entreprises et aux salariés. La loi impose un déplacement des rôles pour les partenaires sociaux comme pour les régions. Elle repositionne également les chambres consulaires et précise leur mission dans le code du travail, en lien notamment avec les opérateurs de compétences.

Le visage de la mise en place de la loi dépendra beaucoup de l’implication des acteurs, partenaires sociaux, Régions, branches professionnelles, chambres consulaires, dans les instances de gouvernance et par leur volonté pour faire exister vraiment sur le terrain les possibilités d’exercice, contenues dans cette loi, des droits réformés ou nouveaux au profit des salariés et des employeurs.

Les années 2019 et 2020 sont cruciales pour non seulement réussir avec l’ensemble des acteurs la transition entre l’ancien système et le nouveau mais surtout pour libérer le potentiel de développement de l’apprentissage auprès des apprentis et des entreprises.

  • Michel FORISSIER, Sénateur du Rhône, secrétaire de la commission des affaires sociales ;
  • Valérie DEBORD, vice-présidente de la région grand Est déléguée à l'emploi ;
  • Stéphane LARDY, Directeur général de France Compétences ;
  • Bernard STALTER, Président de CMA France.

Projection d’un message sous forme de vidéo de Xavier BERTRAND, président de la région Hauts-de-France, ancien Ministre du Travail

Discours de synthèse par Bernard STALTER, Président de CMA France.

 

Conclusion et clôture



Clôture par Jean-Michel BLANQUER, ministre de l’Éducation nationale.