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Catalogue des Rosiers cultivés au Jardin du Luxembourg

Photos des roses © Vincent DERKENNE

 

Une roseraie au jardin du Luxembourg


Né à Briis-sous-Forges, non loin de Dourdan le 23 mai 1787, fils de jardinier, Julien-Alexandre HARDY vient à 15 ans à Paris où il suit des cours de culture et de botanique au Jardin des Plantes. Après avoir servi  dans les armées impériales de 1806 à 1814 et pendant les Cents-jours, et reçu la légion d'honneur, il est recruté en juin 1816 comme premier garçon jardinier au jardin de la Chambre des pairs. C'est là qu'il découvre la collection de roses constituée par André DUPONT, qu'il va accroître considérablement. Devenu jardinier en chef dès le début de 1817, il ne prend sa retraite qu'en 1859. Il meurt le 15 septembre 1876, non sans avoir vu les travaux d'urbanisme d'HAUSMANN amputer la roseraie qu'il avait contribué à embellir en y créant notamment une « école » de Roses.

 

André DUPONT (1742-1817) avait  échangé fin 1814 son exceptionnelle collection de roses contre une pension versée par le comte Charles-Louis HUGUET de SÉMONVILLE, premier grand Référendaire de la Chambre des pairs. Cet échange fut à l’origine de la roseraie, installée au Jardin du Luxembourg pendant une grande partie du XIXe siècle. Julien-Alexandre HARDY qui s’y illustra par de très nombreuses créations, en composa le catalogue que ce dossier vous présente.

 

Les gravures infra représentent deux des trois jardins qui composaient la roseraie du jardin du Luxembourg.

Source : William PAUL, The Rose Garden, Londres, Sherwood, Gilbert & Piper, 1848.

Gravure n°1 de la roseraie

Plan de la roseraie rassemblant toute la collection du Luxembourg.

 

Gravure n°2 de la roseraie

Perspective de l’un des deux autres jardins.

 

La bibliothèque du Sénat conserve dans un précieux volume relié de maroquin rouge le Catalogue des Rosiers cultivés au Jardin du Luxembourg par A. HARDY, jardinier en chef. Ce document atteste qu’en 1837 ce jardin présentait 1 950 variétés différentes de rosiers, réparties en de nombreux « carrés » (parfois ronds !) entourés de treillage en bois de chêne peint vert olive, constituant une roseraie tout à fait unique au monde.

 

 

Julien-Alexandre HARDY (1787-1876)

Médaille gravée au profil de HARDY Julien-Alexandre, © Photo Vincent DERKENNE